Le président a néanmoins posé des limites à une offre de dialogue avec des opposants dans le sud du pays, théatre d'affrontements avec les séparatistes.
«Nous pouvons dire que la guerre est finie, et non pas interrompue ou qu'il s'agit d'une trêve», dit Ali Abdullah Saleh dans un entretien à la chaîne de télévision Al Arabiya qui devait être diffusé vendredi et qu'a pu visionner Reuters. Le conflit connaissait depuis 2004 une succession d'accalmies et d'épisodes violents.
Saleh note, dans son interview, des signes positifs de la part des rebelles chiites, comme l'élimination des mines des routes, l'ouverture de routes, la levée de barrages routiers et la libération de prisonniers.
Le Yemen a annoncé jeudi qu'il libérerait à son tour des prisonniers rebelles chiites d'ici quelques jours, après la libération lundi par les rebelles d'au moins 170 soldats et membres de tribus.
La déclaration du président constitue une volte-face de la part des autorités yéménites. En début de semaine, Sanaa avait en effet reproché aux rebelles chiites de ne pas se conformer à la trêve conclue pour mettre fin à un conflit qui a causé le déplacement de 250'000 personnes. Intransigeance concernant le sud
Le président yéménite a adopté en revanche une position intransigeante concernant le sud du pays en limitant son offre de dialogue avec l'opposition aux seuls éléments favorables à l'unité.
Le Yémen a été réunifié en 1990. Mais de nombreux habitants du Sud, où se trouve la plus grande partie des installations pétrolières, accusent les Nordistes d'avoir profité de la réunification pour mettre la main sur leurs ressources.
La communauté internationale souhaite voir le président yéménite, que mettre un terme aux conflits internes pour se concentrer sur la lutte contre Al Qaïda. (