Il est à peine 6?h?25, dimanche matin. Le ticket d’avion dans une main, le passeport dans l’autre, Pascal Broulis et Jean-Claude Mermoud sont parmi les premiers arrivés au guichet de l’aéroport de Genève. Ils sont rapidement suivis par les quelque 120?personnalités qui composent la délégation vaudoise partie à la conquête de la Russie. Les mondes de l’économie, de la politique, de la culture et du tourisme se serrent la main devant le guichet d’enregistrement. Quand arrive Philippe Guignard, le fameux traiteur d’Orbe, une question taraude les esprits gourmands: les saucissons vaudois sont-ils du voyage ( 24?heures de samedi)? «Normalement, c’est tout bon, ils sont là, dans mes bagages! Tout s’est bien arrangé en fin de semaine», rassure Philippe Guignard, qui servira, mardi, deux repas pour 500?personnes.
Sans encombre
Nombreux sont ceux qui vont découvrir pour la première fois la Russie. Parmi les exceptions, le chancelier de l’Etat de Vaud, Vincent Grandjean: «La dernière fois que j’étais à Moscou, c’était en 1985. Les formalités de douane avaient pris six bonnes heures. Je m’étais même fait confisquer tous mes journaux. Non pas qu’ils fussent subversifs, mais c’était la manière qu’avaient les douaniers de découvrir ce qui se passait dans le monde. Une autre époque.» Trois heures quinze de vol plus tard, la délégation passe la douane russe sans encombre mais avec les saucissons…
D.?AB.