Ras-le-bol général à Chevroux. Des champs labourés, des cultures ravagées et un ennemi qu’on voit rarement. Depuis deux ans, le sanglier est la bête noire des agriculteurs de la Rive sud du lac de Neuchâtel. «C’est comme si vous retrouviez votre bureau saccagé tous les matins», explique Bernard Müller.
Problème : les chasseurs ne peuvent pas tirer les sangliers, car ils se réfugient dans la réserve naturelle de la Grande Cariçaie et s’y cachent toute la journée.
Fils électrifiés
Les paysans du village doivent donc lutter contre ce fléau en clôturant leurs champs avec des fils électriques à 50?centimètres du sol, sur deux, ou trois rangées, depuis plus d’un an. Une mesure insuffisante.
Cette semaine, ils envisageaient même de clôturer illégalement la bordure de la réserve naturelle sur plusieurs kilomètres, quitte à obstruer le passage d’autres animaux dans la foulée. Ils ont finalement pu discuter avec les services de la faune vaudois et fribourgeois et ont gelé leur action.
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Voilà ce qui arrive lorsque des bobos urbains se mettent à faire de la protection des animaux leur cheval de bataille.
Il est bon de rappeler que le sanglier est l’ennemi numéro 1 des agriculteurs et vignerons. Ne possédant pas d’ennemis naturels ils prospèrent dans notre pays où la chasse est bien trop réglementée et la braconne fortement réprimandée. Les clôtures ne serviront pas devant une bête aussi diabolique.
Il ne reste qu’une seule solution pour les victimes de ces prédateurs le fusil et les pièges. Il ne faut pas hésiter pas de tirer sur la laie cheffe de file, sur les marcassins et les ragots (sangliers de 2 à 4 ans).
En terrine avec du vin de la région!