Mercredi matin, je suis prête à rallier Payerne à Cheyres (FR), à la force du mollet. C'est désormais possible, grâce au réseau de vélos en libre-service «Les Lacs», inauguré en juillet. Une carte journalière Velopass à la main, j'opte pour un vélo électrique. Une première pour moi, habituée aux cycles traditionnels.
Quelques coups de pédales plus tard, au milieu des champs, je me dis que quelque chose cloche: le vélo électrique ne m’aide pas dans les montées. Bizarre. Oups. Je n’ai pas enclenché le moteur électrique… Un peu honteuse, je me remets en selle, en direction de Bussy (FR). Mais rien ne change.
En fait, non. La batterie de mon vélo est à plat: je n’avance pas. Et mon vélo pèse une trentaine de kilos. J'appelle donc la hotline de Fri2bike. Ai-je encore oublié d’actionner un bouton? Non. Mais on me conseille de me rendre à l’Office du tourisme le plus proche.
Arrivée à Estavayer, j'apprend que les vélos électriques seront retirés le lendemain (ndlr: ce jeudi), pour deux à trois semaines. «Les bornes ne reconnaissent pas ces vélos et ne les rechargent pas, explique Elise Méan de Velopass. Il faut changer une pièce des nouvelles stations (ndlr: Avenches, Estavayer, Payerne et Cheyres). Nous avons eu le même problème à Nyon. Tout est maintenant rentré dans l’ordre.»
La nouvelle est tombée le matin même, alors que j’étais en rase campagne. Pas de chance.