Warpelin est manifestement un sobriquet tiré du règne animal dont on avait affublé un de vos lointains ancêtres au moyen âge. Il signifie en effet «petit renard» et devait s’appliquer à un jeune homme rusé comme un renard. Le nom est rare et son origine semble se situer dans l’actuel Chablais vaudois. Les Warpelin ne sont en effet bourgeois que de Leysin ou d’Ollon.
Une variante orthographique Vuarpelin est apparue à Leysin. Elle est due au fait qu’autrefois le V et le U étaient une même lettre, prononcée comme voyelle ou comme consonne selon sa place dans le mot. Quant à notre double W actuel (venu du monde allemand) il était noté VV ou UU et pouvait donc aussi s’écrire VU.
Nos ancêtres du moyen âge aimaient les fables ou fabliaux, ces petits récits moralisants ou satiriques qui mettaient souvent en scène des animaux à la place des humains. Un des plus prisés était le Roman de Renard. Au point que Renard– un nom de baptême fréquent à l’époque qui correspondait au prénom germanique Reinhard – a fini par désigner l’animal lui-même.
Auparavant on appelait l’animal le goupil ou golpil. Ce mot dérivait d’un terme latin qui a donné en italien volpe, le renard.
Dans les patois romands et rhônalpins le son L se transforme en R devant des consonnes telles que B, P, M. Ici le renard s’appelait donc vorpil. Et un double diminutif golp-il-in se prononçait en patois vorpelin, avec des variantes phonétiques verpelin ou varpelin. Sans oublier les variantes graphiques en W- ou VU-.
On trouve en France des lieux-dits nommés La Renardière ou la Goupillère. De même en Suisse romande on peut tomber sur une Vurpillière, Verpillière ou Vuarpillière, ainsi qu’une Vulpillière un brin latinisée.
De son côté le Dauphiné connaît plusieurs patronymes en Verp- tels que Verpy, Verpillon, Verpillat, Verpinet ou même Verpeaux.
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