Deux des trois tortues hargneuses retrouvées récemment dans le même étang à Renens ont été transférées au Centre de protection et récupération des tortues de Chavornay, dans la Plaine de l’Orbe, après avoir passé quelques semaines au vivarium de Lausanne.
Elles ont été placées dans un bassin extérieur et sont ainsi allées rejoindre les quelque vingt autres spécimens de la même espèce qui vivent dans ce centre, le plus grand du pays. Il a notamment pour mission de récupérer les individus exotiques lâchés dans la nature et, si possible, de les replacer dans des zoos ou chez des particuliers prêts à s’en occuper correctement.
«Mais il y a peu d’espoir que ces deux-là trouvent un autre foyer, note Jean-Marc Ducotterd, membre fondateur du centre et président de la section romande de la communauté d’intérêt pour la tortue en Suisse. La plupart des zoos en ont déjà. Elles vivent très longtemps, peuvent devenir assez grandes, et il faut un permis particulier pour les détenir, en raison de leur dangerosité.» D’un coup de bec, une hargneuse même jeune peut en effet sectionner un doigt.
La troisième tortue a quant à elle bénéficié d’un coup de chance. «Elle se trouve chez un particulier fana de tortues, en Suisse allemande», précise Michel Ansermet, directeur du Vivarium de Lausanne.
De la chair comestible ou pas ces bébêtes?