La CGN s’inquiète. L’été, les baigneurs affluent dans le lac, notamment près des débarcadères. Des petits malins vont même jusqu’à s’accrocher aux embarcations, ignorant le danger. Or, selon l’article 77 de l’ordonnance sur la navigation dans les eaux suisses, la baignade y est interdite dans un rayon de 100?mètres, ainsi qu’à l’entrée des ports. La CGN a donc envoyé un courrier à plusieurs communes, dont celle de Rivaz le 16 juillet et de Coppet le 19. Elle transmet une demande des capitaines de ses bateaux, tel que celui du Général Guisan, de faire évacuer les zones proches des débarcadères. Si ce n’est pas le cas et que le capitaine juge qu’il est dangereux d’accoster, il ne s’arrêtera pas.
La commune de Coppet s’est déjà chargée du problème, sans grand succès. «La gendarmerie et la police font des rondes. Le but est d’avertir avant de verbaliser. Mais c’est vrai que l’an passé, il est arrivé une fois que le bateau de la CGN n’accoste pas en raison de nageurs», explique Jacques Bertoncini, technicien communal. Quant à la commune de Rivaz, elle ne sait que faire de plus. «Ce sont surtout des jeunes qui s’approchent trop des bateaux. Bien sûr nous les mettons en garde, mais ils n’écoutent rien, estime, dépitée, Anne-Marie Viret Grasset, secrétaire municipale. A part mettre un policier en permanence, je ne vois pas ce qu’on peut faire.» La commune de Rivaz doit réunir un Conseil communal lundi pour discuter du problème.
Verbalisation difficile
Les baigneurs indisciplinés risquent une amende. Ils peuvent être verbalisés à la fois par les policiers de la Brigade du lac, par les policiers à terre ou même être dénoncés par les capitaines des bateaux de la CGN s’ils sont identifiés. «Il est très rare qu’un baigneur soit identifié, estime Philippe Jaton, porte-parole de la police cantonale. Sans ses papiers sur lui, on ne peut rien faire.» Le temps de ces derniers jours aura sûrement dissuadé les imprudents.