TRANSPORTS

Qui pourra mettre de l’ordre dans les bus d’Aubonne?

Par Laurence Arthur le 05.12.2009 à 00:01

La place de la Gare et les trajets en bus occasionnent toujours des bousculades, voire des bagarres. Pour rétablir le calme, les autorités misent sur l’engagement d’un surveillant.

En cette fin d’automne, c’est le temps des marrons, qui constituent des projectiles de choix pour les adolescents en mal de sensations. Les incivilités ne sont pas plus graves qu’ailleurs, mais les autorités d’Aubonne ont décidé de réagir. Elles cherchent à engager un surveillant pour veiller au calme sur le chemin de l’école et dans les bus, mais, pour l’instant, sans succès.

Des annonces paraîtront encore dans les journaux des prochaines semaines et la municipale en charge des Ecoles, Gisèle Burnet, espère dénicher «quelqu’un de rassurant pour les élèves, pas une personne avec un fouet! On sait que la présence d’un adulte repérable permet de conserver un climat serein. C’est pourquoi nous essayons de mettre en place ce type d’encadrement.»

«Les petits veulent jouer aux grands»
Sur la place de la Gare routière à Aubonne, Cecilia, Roberto, Jonathan et Francis, âgés de 14 à 16?ans, bavardent sur un banc: «Le pire se passe dans le bus articulé pour Etoy. Il est plein à craquer et puis cette année, il y a le groupe des petits, de 10 à 13?ans, qui veulent jouer aux grands comme leurs frères aînés! Ils frappent et bousculent», témoignent-ils. Dans le véhicule en question, le chauffeur Juan Braga le constate également: «Il y a trois semaines, notre directeur a été pris à partie par ces jeunes. Oui, je pense que la présence d’un surveillant pourrait améliorer la situation.»

«Nous avons répondu à la demande des parents, car nous notons une augmentation des problèmes, même s’ils restent toujours mineurs. Par conséquent, une présence peut suffire à les résoudre», intervient le directeur des Etablissements scolaires d’Aubonne, Michel Brélaz. Valérie André, secrétaire de l’Association de parents d’élèves, défend le point de vue des parents: «Mettez plus de cent enfants dans un lieu restreint et vous avez des problèmes. Je pense qu’une présence à la porte du bus pour faire respecter les règles, soit attendre la descente des passagers avant de monter, est déjà appréciable.»

La direction des Etablissements d’Aubonne et l’exécutif n’en sont pas à leur première initiative. Ils avaient tenté de mettre en place le permis-bus, calqué sur le permis à points français: trois avertissements et c’est l’exclusion du bus pour une période déterminée. Cette mesure n’a pas démontré son efficacité. «Il n’est pas évident d’identifier les fauteurs de troubles, d’autant plus qu’à l’intérieur du bus, on observe un effet de meute», poursuit Gisèle Burnet. Les ados confirment: «Nous avons le permis, mais il ne sert à rien…»

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