Nyon

Un policier devant la justice pour avoir tiré sur un peintre en carrosserie

Par Raphaël Ebinger le 30.11.2011 à 13:28. mise à jour le 30.11.2011 à 18:04

L'agent du service des radars et le jeune usager de la route qui avait été blessé par balle au terme d'une altercation sont réunis aujourd'hui devant le tribunal correctionnel de Nyon. Le Ministère public juge sa responsabilité importante.

L'agent du service des radars fait face au peintre en carrosserie de 27 ans, qu'il avait blessé par balle alors qu'il souhaitait tirer un coup de sommation. En décembre 2008, le jeune homme remorquait une voiture d'un ami. Sur un giratoire de l'avenue des Alpes à Gland, le convoi surprend le gendarme qui a l'impression que le second véhicule lui coupe la route. Il ne s'aperçoit pas qu'une corde relie les deux automobiles. S'ensuivent des klaxons et des appels de phares. Arrivé devant la station Migrol, tout le monde s'arrête et la situation dérape.

L'agent prétend avoir été insulté et frappé par le garagiste. Ce dernier accuse le policier d'avoir été agressif, le menaçant de son arme et de l'avoir asperger à l'aide de son spray au poivre. C'est alors que le coup de feu part. Pour faire sommation alors que le garagiste le menaçait d'une demi-palette. Selon ses dires, le jeune est aveuglé par l'aérosol et ne pouvait pas menacer physiquement son adversaire. Dans tous les cas, ils se retrouvent en contact avec le pistolet quand le coup part. La balle rebondit sur la boucle de sa ceinture et deux fragments finissent dans son aine.

Le policier a-t-il fait un usage proportionné de son arme? Le peintre en carrosserie a-t-il commis des actes violents envers le fonctionnaire? Entre les deux versions des faits de la part des deux hommes, tout deux accusés, le procureur a choisi une ligne médiane. Pour lui, le gendarme est une grande responsabilité dans l’escalade qui a conduit au coup de feu. «La situation a dégénéré pour un motif futile, a estimé Vincent Gringet dans son réquisitoire. C’est ici une pure chance qu’il n’y ait pas eu atteinte à la vie.»

Le défenseur du gendarme a quant à lui plaidé la libération des charges contre son client qui aurait agi en légitime défense face à la furie adverse. L’avocat de la partie adverses est arrivé à la même conclusion mais en faveur de son client.

Le jugement sera rendu jeudi.

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