THÉRAPIE

Avec les Paysannes, le rire prend la clef des champs

Par MADELEINE SCHÜRCH le 20.01.2009 à 00:01

A l’école de la bonne humeur, les Paysannes de Terre-Sainte ne sont pas en reste. Mais rire de rien, pour se faire du bien, c’est toute une histoire.

D’habitude, on les rencontre plutôt derrière un stand de pâtisseries, à un cours de cuisine ou de bricolage. Les Paysannes vaudoises de Terre-Sainte ont décidé de sortir des sentiers battus en s’offrant une franche partie de rigolade. Récemment, elles ont organisé à la salle communale de Founex une séance publique de rire-thérapie. Officiellement, il s’agissait d’entendre un exposé de Claire Gerber-Bernasconi, fondatrice du Club de rire de Vevey, puis de passer à quelques exercices pratiques pour détendre les zygomatiques. C’est Martha Bolli, membre du comité et bénévole chez Caritas, qui a eu l’idée, sur le modèle des clowns qui font rire les enfants hospitalisés, de tester ce yoga du rire sur les paysannes.

Le vaccin du rire

Une cinquantaine de courageuses et quelques courageux ont tenté l’expérience. Il faut dire qu’il n’est pas simple de rire sur commande, surtout qu’il faut surmonter la peur du ridicule. Car ici, il ne s’agit pas de raconter des blagues ou de se passer en boucle un film comique. La technique utilisée par les clubs du rire qui se sont développés en Suisse romande depuis 2002, s’inspire d’exercices de décontraction et de respiration inventés par un médecin indien, Madan Kataria, en 1995. Claire Gerber-Bernasconi l’a rappelé, le rire, qui doit partir du ventre par expiration, est bon pour la santé. Il libère la sérotonine, sérum du bonheur et les endorphines qui calment les douleurs. Le rire étant communicatif, la thérapeute utilise des trucs, des mises en situation et des gestes qui vont aider à provoquer le rire. Il y a le rire du cœur, mais aussi celui du téléphone, du Viking, de la tondeuse, du muet et même des 50 ans de la poupée Barbie ou de la grippe aviaire selon les thèmes improvisés!

«Sans blâââgue…!»

«C’est plus facile quand on connaît les gens. A la fin de la séance, on est fatigué, mais complètement relaxé», appréciait Mariette Streit, réflexologue convaincue des bienfaits du rire. Esther Rolli, une autre paysanne, est d’un tempérament jovial. «Je suis venue pour voir, mais comme j’ai le rire facile, je ne pense pas avoir besoin d’aller dans un club pour me faire du bien». Mireille Kilchherr, dont les éclats de rire fusaient pour un rien, n’a pas eu à forcer ses zygomatiques. Mais elle s’offrirait bien une séance de rire hebdomadaire dans un club. «Je suis souvent seule à la maison dans notre exploitation de vignes et de pommes, alors j’aime sortir et voir les copines».

L’un des rares hommes de la partie, le facteur du village Ivo Santomaso, n’en revenait pas. Lui qui court les spectacles des humoristes et joue les boute-en-train à La Poste, en sortant de ses poches des carnets de notes remplis de près de 200 blagues, n’a pas été le plus brillant des rigolards. «Au début, j’avais de la peine. Ce n’est pas facile de rire de rien…».

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