Le très médiatique syndic de Nyon s’est fait très discret depuis le début de la crise chez Novartis. A plusieurs reprises, son absence a été critiquée par les employés menacés et ceux qui les soutiennent publiquement. Mardi, alors que les travailleurs s’étaient réunis à la salle communale de Nyon pour une journée de grève, Daniel Rossellat n’est pas apparu, au contraire de nombreux autres politiciens, essentiellement de gauche. Une attitude fustigée une fois encore, notamment dans les colonnes de nos confrères de La Côte.
On ne vous a pas beaucoup vu aux côtés des travailleurs de Novartis. Pourquoi ce soutien frileux?
Je comprends que les gens se posent des questions, mais je m’élève contre ceux qui me font un procès d’intention. D’emblée, il a été décidé que mon collègue Claude Dupertuis représenterait la Municipalité de Nyon dans les manifestations publiques locales. Mon rôle était de travailler au niveau des autorités régionales et en lien avec le Conseil d’Etat. Je rappelle aussi que le site de Novartis est sur la commune voisine et que si j’avais été en première ligne, on m’aurait certainement reproché de me mettre en avant au détriment de mon collègue syndic de Prangins. Dans un dossier aussi sensible, je savais que je serai critiqué, quoi que je fasse.
Oui, mais pourquoi n’avoir pas pris part à la manifestation populaire de samedi dernier. Vous vous êtes contenté de l’attendre sur la place du château?
Je suis responsable du développement économique pour le Conseil régional, je reçois régulièrement des chefs d’entreprise qui souhaitent s’implanter dans le district. Je ne peux toute de même pas défiler avec un drapeau d’Unia. Je dois rester neutre pour être crédible. J’ai un devoir de retenue.
Mais vous auriez pu passer à la salle communale mardi pour apporter votre soutien aux grévistes
D’abord j’ai été informé très tardivement de cette grève. Ensuite, j’ai passé toute ma journée à Lausanne, notamment en entretien avec Pascal Broulis au sujet de Novartis. Et je vous rappelle que c’est Claude Dupertuis qui a le mandat de représenter localement la Municipalité de Nyon.
Le jour de l’annonce de la fermeture, vous avez évoqué une reprise du site alors que tous les autres parlaient de se battre. Vous êtes résigné?
J’étais en Argentine ce jour-là. Quand je me suis réveillé, j’avais 15 messages qui m’attendaient. J’ai compris que le site avait été fermé sur le champ et les employés renvoyés à la maison. D’où ma réaction. Mais pour moi, il est clair que nous devons convaincre Novartis de revenir sur sa décision.
Vous avez raison, vous êtes dans une municipalité et devez rester neutre. Mais c'est très bien de faire corps avec eux et de les soutenir selon vos possibilités. Félicitations. Par contre, j'espère pour eux que Novartis revienne sur sa décision car j'ai confiance dans la fabrication faite en Suisse. Lorsqu'on voit tous les produits "importés" qui ne sont que de sombres copies, je pense que je changerais de fournisseur s'ils ne changent pas d'idée.
En effet en tant que Bobo le sort de la plèbe vous indiffére, les emplois industriels quittent ce pays, le socia, le seul avenir de nos jeunes........