Dès la fin de l’année, les Glandois pourront profiter des avantages de la communauté tarifaire Mobilis, étendue à 93% des Vaudois. Un seul titre de transport suffira pour combiner bus, train ou bateau. Quel progrès! Mais il y a un hic. Pour ceux qui n’empruntent que le TUG (Transport public glandois), comme c’est le cas des écoliers, le tarif explosera. Du simple au double! Un coup de massue inattendu qui fait mal aux parents des 240 élèves concernés.
Jeudi soir, la grogne des familles est remontée jusqu’au Conseil communal. De droite et de gauche, deux postulats ont été déposés, demandant à l’exécutif de trouver des solutions pour soulager les parents.
Périmètre de 1 ou 1,5?km
Municipale en charge du dossier, Florence Golaz s’est voulue rassurante. «Nous allons proposer des subventions. Nous étudierons selon quels critères elles pourront être octroyées. Probablement à tous ceux qui habitent au-delà d’un périmètre de 1 ou 1,5?km. Je précise que tout abonnement acheté avant le 12 décembre au prix actuel de 185?francs sera valable une année.»
La municipale ajoute qu’il n’est pas prévu de proposer la gratuité. «Il ne s’agit pas d’un transport scolaire. Un tel service est mis en place lorsqu’il faut transporter des élèves qui habitent à plus de 2,5?km de l’école. Les écoliers empruntent les lignes tout public, dont nous allons notablement améliorer l’offre. Cela aura un prix.»
A Yverdon, seuls les abonnements des enfants qui habitent au-delà de ce fameux périmètre de 2,5?km sont remboursés par la commune. Les autres paient leur bus 270?francs par année. Et bientôt 369?francs avec l’arrivée de Mobilis. «Nous n’avons pas prévu de dispositions particulières et n’avons d’ailleurs pas encore eu de réaction au sujet de cette prochaine hausse», note le municipal Jean-Claude Ruchet.
Mais finalement, se demandent naïvement certains, pourquoi ne pourrait-on pas faire partie de Mobilis et conserver les tarifs du réseau glandois? «On ne peut pas avoir deux régimes tarifaires, tout simplement parce que ce serait contraire à la logique et à l’esprit d’une communauté tarifaire», explique Vincent Krayenbühl, chef du Service cantonal de la mobilité. «Avec le temps, et des recettes supplémentaires, l’offre sera améliorée et tout le monde s’y retrouvera.»