Mercier est un nom de métier. Au moyen âge ce terme désignait un commerçant. Comme le mot marchand il dérive du latin merx ou de son pendant italien merce qui désignaient une marchandise et qu’on retrouve dans le mot commerce.
A l’origine le terme mercier semble s’être limité au gros marchand au long cours dûment escorté, transportant des étoffes, épices et autres marchandises précieuses. Mais à partir d’environ 1200 le mot «petit mercier» s’est appliqué aux colporteurs qui vendaient toutes sortes d’objets et produits. Avant l’apparition des épiceries dans les villages le passage de ces commerçants était très prisé. Le sens de vendeur de menus objets en magasin n’est apparu que plus tard.
La France compte de nombreux citoyens nommés Mercier et Lemercier dont la plupart doivent descendre d’un colporteur, tout comme les Merceret bourguignons et franc-comtois. On trouve une variante rare Mercerat dans le Jura bernois. Il y a des Merceron en Vendée ainsi que des Marcadet et Mercadier dans le Sud-Ouest. S’y ajoutaient de nombreux Marchand et Lemarchand.
En Suisse romande on trouve, outre les Mercier et Marchand, la variante italienne Mercanton (gros marchand) venue du Piémont. L’Italie recense des Mercanti, Mercadanti et Merciai et les Grisons ont leurs Margadant. Les pendants alémaniques sont Kramer, Krämer et Kauffmann.
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