Durant toute cette semaine, aux quatre coins du globe, les travailleurs de DHL et leurs syndicats protestent contre la pression exercée sur les salariés. Selon le secrétaire général d’UNI, Philip Jennings, « dans plus de vingt pays, on compte des dizaines de cas où DHL a licencié, harcelé, intimidé des travailleurs en raison de leurs activités syndicales ». C’est pourquoi ces deux syndicats exhortent le PDG de DHL, Frank Appel, à respecter les droits des travailleurs.
Les 150 personnes qui ont participé à la manifestation, essentiellement des délégués syndicaux attachés à UNI, ne sont pas venus du monde entier pour manifester ce 10 novembre. « Ils étaient à Nyon pour un congrès programmé de longue date. Comme cette réunion coïncidait avec cette semaine d’actions en faveur des travailleurs de DHL, nous avons profité d’organiser cet événement », précise Rachel Cohen, porte-parole d’UNI. La manif a duré dix minutes, le temps pour les photographes de prendre quelques images qui seront mises sur le site du syndicat. Comme UNI compte environ 20 millions de membres dans le monde, l’impact est assuré.
Syndic de Nyon, Daniel Rossellat n’a rien contre le fait qu’UNI manifeste. « L’exercice des droits syndicaux est une liberté qui fait partie des droits de l’Homme. Tant qu’il n’y a pas de perturbations de l’ordre public, il n’y pas de raison de s’inquiéter. Nous avons la chance d’accueillir ce siège mondial à Nyon. »