INFRASTRUCTURES

Lausanne veut des équipements dignes d’une capitale olympique

Par Julien Pidoux le 28.08.2009 à 00:01

La dernière grande réalisation sportive à Lausanne? La patinoire de Malley, construite en… 1984. Pour certains, la ville n’a plus d’équipements à la hauteur de son statut olympique.

Un titre internationalement envié: depuis 1994, Lausanne est capitale olympique. Un statut honorifique, mais qui permet à la ville d’attirer dans son giron de nombreuses fédérations sportives, générant retombées économiques (200 millions de francs par an) et emplois (plus de 1000).

Mais voilà: ses installations sportives sont vieillissantes. Sa dernière grande réalisation sportive, la patinoire de Malley, remonte à 1984! Sans parler d’un vélodrome âgé de 87?ans ou d’une piscine de Bellerive qui affiche 72 printemps.

«Les installations sportives de Lausanne ne sont plus en adéquation avec le nombre de pratiquants ni avec son statut de capitale olympique, assène Nicolas Imhof, chef du Service cantonal des sports. Je ne veux pas dire par là qu’il faut construire de gigantesques stades pour toutes les disciplines, mais nous devons être capables d’accueillir de grandes manifestations. Et là, nous sommes de moins en moins concurrentiels, alors que la compétition est acharnée entre les villes pour décrocher des événements sportifs d’envergure ou des fédérations sportives.» Selon de nombreux acteurs du milieu sportif, Lausanne a ainsi eu de la peine à organiser la tenue de la Coupe Davis à Malley.

Clubs surchargés
Du côté des initiants, c’est clair: si des infrastructures sont vieillissantes, d’autres font encore l’affaire. «Seul un oui le 27 septembre permettra de sauver le stade olympique», insiste Isabelle Truan, du comité de soutien, tandis que son collègue PDC Axel Marion estime que «l’important est que l’on puisse en discuter ouvertement et librement».

Au Service des sports de la ville, on argumente toutefois que les choses pressent. «Le plus grave, aujourd’hui, c’est que de nombreux clubs ne peuvent plus accueillir des jeunes qui veulent pratiquer», affirme ainsi Patrice Iseli, chef du service.

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