ALERTE

Graves pollutions dans des rivières en mal d’eau

Par Philippe Dumartheray le 16.07.2010 à 00:05

En vingt jours, des milliers de poissons sont morts dans cinq cours d’eau sinistrés. Un phénomène accentué par la canicule. Le canton tire la sonnette d’alarme.

«On a déjà cinq cas de pollution dans les rivières du canton. La canicule ne fait qu’aggraver les choses.» Frédéric Hofmann, conservateur de la pêche et des milieux aquatiques, a jugé, hier, la situation tellement préoccupante qu’il s’est rendu sur le terrain avec un garde-pêche, Jean-Michel Troillet.

Ce dernier est horrifié par le spectacle qu’offre la Petite Glâne, entre Treytorrens et Champtauroz, à quelques kilomètres de Combremont-le-Grand. «Bienvenue en enfer. Regardez, ce n’est pas un délire de garde-pêche, c’est dantesque. Une vague polluante de lait vient de passer, le cours d’eau est mort. Il y a quelques heures encore, la rivière était blanche. Il faudra peut-être une année pour faire disparaître cette pollution.»

Pour Frédéric Hofmann, ce désastre s’explique facilement. «Après le passage de la vague polluante, il reste un film bactériel qui vient se déposer sur le lit de la rivière. Il empêche peu à peu toute vie en consommant l’oxygène.»

Entre-temps, Jean-Michel Troillet, aidé d’un autre garde-pêche, Philippe Savary, essaie de retrouver des poissons en les immobilisant grâce à l’électricité. Peine perdue. Pour Frédéric Hofmann, «avec ce type de pollution, il s’agit d’une lente mise à mort. Cette année, c’est encore plus grave. Dans cette partie de la Petite-Glâne, il y a d’habitude 15?centimètres d’eau en plus.»

Le cas de cette rivière n’est pas isolé. Depuis quinze jours, on assiste à une multiplication des pollutions. En moins de vingt?jours, le Flonzel, un affluent de la Menthue, la Bressonne, un affluent de la Broye, le ruisseau des Creuses, et le Chandon ont été gravement touchés. Ce qui a provoqué la mort de milliers de poissons en tout.

Aggravé par la sécheresse
Pour Frédéric Hofmann, «le problème, c’est clairement le manque d’eau. Les pollutions auraient certes eu lieu mais elles auraient été moins graves. Et il faut le dire, dans les trois quarts des cas, c’est la faute à l’agriculture. Je ne veux pas accabler le monde paysan. J’en viens. Mais il ne faut pas oublier que l’eau va à la rivière et pas forcément à la step.

Les agriculteurs doivent nettoyer leurs appareils de traitement (insecticides, pesticides) dans les zones adéquates et non pas devant des grilles où s’écoule l’eau. Cela vaut aussi pour les vidanges des piscines ou des fontaines. Les collectivités locales, les grandes entreprises ont compris le problème. Il faut sensibiliser le citoyen.»

Reste le problème du manque d’eau, qui est extrêmement préoccupant. Il suffit de se déplacer au bord du Botentrot, à la hauteur de Carrouge. Pour Jean-Michel Troillet, «on prend le chemin de 1976 et de 2003. Regardez, l’eau ne coule plus. On a pêché 170 truites qu’on a remises dans la Bressonne, dans une zone non polluée. La pollution, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.»

Sondage

Quelle serait la durée idéale d'un congé paternité?





Bébé

Supplément partenaire

Biens immobiliers

Marché
Recherche immobilière

Liens Immobiliers
Déménager
Comparer hypothèques
Habiter
Publier une annonce
Saisir votre annonce
A vos grils, prêts?
Nous nous sommes procuré les conseils les plus avisés Plus

En coopération avec:

Homegate

Sondage

Dix ans après, comment jugez-vous Expo.02?




Le monde en images

Sondage

Faut-il abolir la «lex Koller», qui limite la vente des résidences secondaires aux étrangers?




Service clients

Contact
  • Abonnement et renseignements
    Nous contacter lu-ve 7h30-12h / 13h30-17h
    Tél. 0842 824 124, Fax 021 349 31 69
    Depuis l'étranger: +41 21 349 31 91
    Adresse postale:
    Service clients CP 585 - 1001 Lausanne