Ranking

L’EPFL, meilleure université non-américaine

Par Joël Burri le 09.12.2011 à 16:45

L’EPFL a décroché la 12e place de la dernière édition du classement de Leiden et l’EPFZ la 18e place. Les deux écoles polytechniques sont donc les deux meilleures universités non-américaines.

La Suisse n’a pas à rougir de ses universités: six d'entre elles apparaissent en effet parmi les 100 meilleures universités au monde selon ce classement qui a la particularité de se baser principalement sur des citations dans des publications scientifiques.

Avec sa 12e position, l’EPFL est même la première université non-américaine au classement. Viennent ensuite L’EPFZ à la 18e place, l’Université de Zurich à la 72e place, celle de Bâle à la 77e place. Les universités de Genève et Lausanne occupent les 81 et 82e places.

chouette....

Mais l'EPFL mieux cotée que l'ETHZ dans un ranking international, c'est bien la première fois! Et c'est impressionnant!

Ce classement est pas objectif. En effet, on regarde principalement le nombre de citations dans des publications scientifiques. Mais les rôles premiers d'une université doivent être l'enseignement et la recherche. Après si on publie plus ou moins d'articles sur la recherche que l'on fait, ça ne veut pas dire qu'une université enseigne bien ou pas.

On a souvent remarqué que l'EPFL par exemple, sort une "nouvelle découverte" au public, alors que si on approfondit un peu, on se rend compte que ce n'est pas encore prouvé, que c'est à voir, etc., par contre que c'est un coup de pub cherché par cette école.

Il serait bon d'avoir un classement sur le niveau des cours à l'EPFL comparé à d'autres universités, et je suis sur que les résultats seraient radicalement différents !

N'oublions donc pas que le principal but d'une université devrait être d'enseigner bien, de faire une bonne recherche, mais pas comme le fait l'EPFL de faire le plus parler d'elle !

Le fait que l'EPFL fasse parler d'elle n'a rien à voir - le ranking de Leiden prend en compte l'impact des articles scientifiques publiés dans des revues spécialisées, et pas l'impact dans Le Matin ou 24 Heures. Donc il s'agit de véritables découvertes et pas des annonces publicitaires.
Enfin, le nombre de publications scientifiques ne compte pas non plus, puisqu'il s'agit d'un calcul proportionnel - que l'université publie 5000 ou 15'000 articles par année n'a aucune influence - sinon certaines universités françaises, qui sont 10 fois plus grosses que les universités suisses, seraient au top du classement (elles sont en fait bien au fond).
Le ranking de Leiden a été préparé par des scientifiques, justement en réaction contre d'autres rankings publiés par des revues commerciales (eg Times Higher Education). Il ne mesure que l'impact de la production scientifique (et pas la qualité de l'enseignement), mais il le fait bien - ce qui ne veut pas dire qu'il est totalement infaillible.
Je suis d'accord qu'il faut garder l'esprit critique face aux rankings. Mais ça vaut aussi la peine de se pencher 10 minutes sur le problème avant de sortir sa batterie d'arguments toute prête.

Ce classement n'a rien à voir avec la qualité d'enseignement et est faite, comme dit plus haut (swissapco) sur des publications. Cela me fait penser à Moodys ou le S&P.

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