«J’ai été réveillée en sursaut par ses hurlements. Il appelait au secours d’une façon très angoissante. Ensuite, il y a eu un coup extrêmement violent contre le mur. Et après, un long silence.»
Celle qui raconte et que nous appellerons Adeline* vit dans l’immeuble du drame, situé route de Saint-Maurice, à La Tour-de-Peilz. C’est là qu’un Suisse d’une trentaine d’années a été mortellement poignardé mardi, peu avant 3?h du matin. Son amie, une Polonaise du même âge, est soupçonnée. Elle a été placée en détention préventive, a indiqué la police cantonale hier soir. S’agit-il d’un crime passionnel? L’enquête le dira.
Mais dans l’immeuble, on ne cache pas que le couple qui sous-louait leur appartement depuis un peu plus d’un an se disputait sans cesse. «Les portes claquaient, il y avait des cris, des injures, de la vaisselle brisée. Ça devenait infernal. Nous avions très peu de contacts, ils vivaient avec les stores baissés. Lui était grand, plutôt bien bâti et poli. Elle est blonde et de grande taille», relate Adeline.
Samedi dernier, en début d’après-midi, une nouvelle dispute a éclaté, les portes ont claqué une fois de plus. Et moins de trois jours plus tard, c’est la mort qui a frappé dans la maison.
«Tout à coup, j’ai entendu les agents de police dans le couloir. Je suis sortie pour voir. Il y avait du sang sur le palier. J’ai entendu ses râles d’agonies, c’était vraiment effrayant. Mais ce râles se sont vite arrêtés», témoigne la voisine, encore sous le choc.
C’est une connaissance du couple qui a appelé les secours. Mais lorsque les ambulanciers sont arrivés sur place, il était déjà trop tard.
* prénom d'emprunt