Sur les quelque 1200 jeunes de 10 à 18 ans par année jugés entre 2004 et 2008 par le Tribunal vaudois des mineurs, ceux comparaissant pour des infractions violentes sont largement minoritaires. La plupart comparaissent pour des vols, souvent d’importance mineure, ou des dommages à la propriété.
Maigre consolation, car si un jeune sur cinq seulement en moyenne est dans cette situation, ce domaine est celui où le taux de récidive est le plus élevé. Il se monte à 48%, alors que d’une manière générale, tous jugements confondus, la récidive n’affecte que 35% des cas. Mais il y a plus inquiétant encore. «Plus l’infraction est grave, plus le taux de récidive est élevé», note le Service cantonal de recherche et d’information statistiques (Scris) auteur de cette étude.
D’où la question de savoir si les sanctions infligées sont à la hauteur des comportements à corriger. De fait, le Scris constate que l’écrasante majorité de ces sanctions consiste en des prestations personnelle, genre travail utile à la collectivité. Notamment parce que les juges éprouvent de grandes difficultés à trouver des places disponibles dans des institutions adaptées.