Dans la nuit de vendredi à samedi, vers 1?h?50, plusieurs hommes d’origine balkanique se sont bagarrés à l’extérieur du W-Club. Des coups de feu ont été tirés.
Avertie par un informateur anonyme, la police est intervenue, mais les protagonistes avaient déjà quitté les lieux. Des témoins présents ont confirmé la bagarre. Peu après, la police a retrouvé deux blessés de cette rixe aux urgences, souffrant seulement de blessures légères qui n’ont pas été provoquées par une arme. La police cherche encore à reconstituer le déroulement des faits.
Soucis de sécurité
Il y a onze mois, le W-Club de Gland ouvrait ses portes en grande pompe avec une star des Balkans. L’équipe de managers albanais souhaitait offrir un programme musical balkanique et international chaque semaine. Elle manifestait alors sa confiance en garantissant avoir pris toutes les mesures de sécurité renforcées nécessaires. De fait, comme l’affirme le manager musical Avni Selimi: «Nous n’avons absolument eu aucun problème durant des mois. La communauté sait qui est Avdi Ramushi, le directeur, car c’est un familier du monde de la nuit depuis des années. Et elle le respecte.»
La boîte de nuit a été fermée jusqu’à nouvel avis. Des problèmes de tapage nocturne le week-end passé avaient déjà suscité une intervention des agents en début de semaine: «C’est le cumul qui est à l’origine de la décision», confirme le porte-parole de la gendarmerie, Roger Muller.
«Nous avons payé les cachets des artistes des semaines à venir. Si nous ne pouvons pas rouvrir d’ici à samedi prochain, c’est un problème», s’alarme Avni Selimi, qui assure que les lieux rencontrent un grand succès. «Nous avions 800 à 900?personnes prévues le week-end du 6 mars, à l’occasion du passage d’une pointure de la chanson de notre pays.»
Le propriétaire des murs, Gilbert Rossellat, qui loue les locaux au club, annonce qu’une réunion est prévue cette semaine. «Ces coups de feu sont inquiétants. L’incident est survenu peu avant la fermeture du bowling. Je ne sais pas encore quelle suite donner à cette affaire. Il faut admettre qu’il n’y a jamais eu de problème en un an, contrairement aux discothèques précédentes qui occupaient le site et en connaissaient chaque week-end.»