«A ce niveau-là, c’est une véritable arnaque. Cela fait même peur de monter dans ces avions.» Cette mère de famille vaudoise peine à contenir sa colère. Samedi soir, alors que l’avion d’EasyJet devait la ramener de Split à Genève, comme une bonne centaine de Romands, elle a vu son vol annulé au dernier moment. Certains passagers se sont arraché les derniers billets pour Milan. D’autres se sont vu proposer une place sur le prochain vol. Date du décollage: mardi.
«Nous faisons de notre mieux, mais il y a parfois des imprévus», assure Thomas Haagensen, directeur commercial chez EasyJet pour l’Europe du Nord.
EasyJet s’explique
Que s’est-il passé samedi? L’avion qui devait faire la liaison Genève-Split et retour a accusé trois heures de retard lors de sa précédente mission, vers l’Espagne. D’où l’impossibilité de poursuivre sur la Croatie. «Cela reste une exception, mais nous ne restons pas les bras ballants. Nous allons aménager certains horaires afin de créer des zones tampons qui permettront d’absorber d’éventuels retards», poursuit le directeur. Des avions supplémentaires viendront aussi renforcer la flotte. Cela signifie-t-il qu’il vaut mieux prendre l’avion le matin, histoire de ne pas subir les retards cumulés durant la journée? «Notre priorité reste d’assurer tous les vols», se borne à commenter Thomas Haagensen.
Pour les passagers restés en rade en Croatie, deux possibilités leur ont été proposées: monter dans l’avion pour Milan, puis rentrer chez eux comme ils le pouvaient, ou attendre le prochain vol, prévu mardi. EasyJet assure qu’une partie des frais occasionnés par cette annulation sera à sa charge, sur présentation des quittances. «Ceux qui ont choisi de rester jusqu’à mardi seront également hébergés à nos frais», affirme Thomas Haagensen.
«Avec quelques passagers, nous avons pris un bus en direction de Zagreb. Nous avons roulé toute la nuit. Dimanche matin, nous sommes montés dans un avion à destination de Zurich. Puis j’ai pris le train jusqu’à Genève où j’avais laissé ma voiture. Nous avons eu de la chance. A Split, j’ai croisé des familles totalement démunies qui n’avaient plus un centime après leurs vacances. C’était intenable», témoigne la mère de famille vaudoise.