Le creux de la vague semble être passé pour Bobst. Le fabricant vaudois de machines d'emballage espère une amélioration après un recul de 35,4% des ventes en 2009. Le chiffre d'affaires devrait ainsi passer de 1,055 milliard de francs à 1,25 milliard en 2010.
Bobst a déjà fait savoir que les chiffres 2009, qui seront publiés le 30 mars, montreront une perte, la première dans l'histoire du groupe vaudois. La diminution considérable du volume d'affaires, les surcapacités de production et les coûts de restructuration plombent les résultats, explique Bobst dans un communiqué.
Les entrées de commandes, faibles en début d'année, ont connu une légère augmentation au deuxième semestre. Sur les premiers mois de 2010, le fabricant annonce un carnet un peu plus fourni. «Les commandes sont actuellement de 15% supérieures à ce qu'elles étaient début 2009», a précisé Jean-Pascal Bobst, directeur général de l'entreprise, durant une conférence téléphonique.
2010 encore difficile
«L'exercice 2010 sera encore très difficile», a averti le CEO. Il n'est pas certain que le groupe retrouve les chiffres noirs cette année déjà. Bobst table sur 1,25 milliard de ventes, alors qu'il estime qu'il lui faudrait 1,3 milliard pour arriver à l'équilibre.
Le programme de transformation du groupe, qui doit lui permettre de gagner en flexibilité et en réactivité, progresse comme prévu. L'entreprise a supprimé quelque 700 emplois en 2009 et vise 100 millions de francs d'économies d'ici 2011.
Toutes zones et tous domaines touchés
Revenant sur le chiffre d'affaire 2009, Jean-Pascal Bobst a détaillé son évolution. L'impact négatif des taux de change est de 2,2%, le changement du périmètre de consolidation entraîne une augmentation de 1,5%. Le reste de la baisse, -34,7%, reflète la baisse du volume d'affaires.
Ce recul touche toutes les zones géographiques. Principaux marchés de l'entreprise vaudoise, l'Europe (-39,3%) et les Amériques (-37,1%) sont les zones les plus frappées par la crise. L'activité semble toutefois reprendre dans ces zones, note M. Bobst.
La crise n'a épargné aucun domaine. Le carton ondulé (-45,3%) a davantage souffert que la boîte pliante (-27%) et les matériaux flexibles (-33,5%). Les pièces détachées (-15,3%) et services (- 8,2%) ont aussi rapporté moins, même si leur part dans le chiffre d'affaires global est passée d'un quart en 2008 à un tiers en 2009.
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