Après 120 heures d'intervention, l'incendie à l'avenue de Provence à Lausanne est sous contrôle. Il ne sera maîtrisé que lorsque les tonnes de décombres auront pu être extraites du deuxième sous-sol, ont indiqué mardi les pompiers.
Sous contrôle signifie que l'incendie ne peut plus s'étendre, a expliqué le commandant Jean-Luc Berney. Le sinistre ne sera toutefois maîtrisé que lorsque les archives qui ont commencé à brûler jeudi dernier auront pu être sorties et que tout risque de redémarrage de feu pourra être définitivement exclu.
Pour l'heure quelque 160 personnes sont toujours engagées sur place. La température au sous-sol est redescendue à une centaine de degrés, ce qui permet aux pompiers de rester une vingtaine de minutes sur les lieux et de ressortir en atteignant eux-mêmes une température d'une quarantaine de degrés. «Ils ont la fièvre», a souri Henri Rollier, chef du service vaudois de l'environnement.
En parallèle à la poursuite des opérations d'arrosage des archives, le commandant Berney va examiner différentes solutions pour venir à bout du problème, soit l'extraction des 50'000 cartons encore fumants. «Cela prendra un certain temps», a-t-il annoncé, sans pouvoir donner davantage de précisions.
Concernant les gaz, Henri Rollier s'est voulu rassurant. Tant pour le monoxyde d'azote que pour le méthane provenant de l'ancienne décharge souterraine, il n'y a pas de danger pour la population. Le responsable a également indiqué que personne dans les environs ne s'était rendu à l'hôpital à cause des fumées.
Aucun pompier n'a été blessé malgré les conditions très difficiles de travail. Les coûts de l'ensemble des opérations liées à cet incendie exceptionnel devraient s'élever à des «centaines de milliers de francs», a jugé le commandant Berney.