Il échappe finalement à la prison à vie. Hier, la Cour de cassation pénale a partiellement admis le recours de cet assassin cap-verdien âgé d’une cinquantaine d’années. Grutier de métier, l’homme a vu sa peine réduite à 20?ans de réclusion.
Père et mari violent, il n’avait pas accepté la demande de divorce de son épouse. Le 10 janvier 2008, il guette sa femme à la sortie de son emploi de nettoyeuse. Il la suit en voiture et la percute volontairement au moment où elle traverse sur un passage pour piétons. Un choc si violent que la femme âgée de 48?ans décédera quelques heures plus tard. Avec une froideur extrême, le tueur lancera même les lettres de divorce à la tête de sa femme inerte sur le bitume.
Condamné en septembre 2009 par le Tribunal de Nyon, l’assassin a recouru en plaidant le crime passionnel. Mais hier, l’assassinat n’a pas été remis en question. L’acte d’une violence pure et l’absence particulière de scrupules en témoignent, a estimé le Tribunal cantonal. Ce dernier a toutefois révoqué la peine initialement infligée. La responsabilité diminuée de l’assassin, admise par l’expertise psychiatrique, n’a pas été suffisamment prise en compte par le tribunal nyonnais. Le Tribunal cantonal a toutefois choisi la peine la plus lourde après la réclusion à vie. La très grande culpabilité du condamné a convaincu les juges à prononcer une peine de 20?ans de réclusion.