Après le Manifeste, l’Appel. Soucieux de ne pas laisser les milieux culturels et leur sensibilité de gauche défendre seuls le Musée cantonal des beaux-arts à Bellerive, élus de droite et monde économique ont dit hier aux médias leur soutien à sa réalisation. «Il faut aussi montrer que la classe politique élue, et pas seulement ses retraités, se mobilise pour ce projet», ont souligné Catherine Labouchère et Claude-André Fardel, présidents des libéraux et des radicaux vaudois.
L’Appel est disponible sur les sites des deux partis. Des responsables du Centre patronal, de la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie, de la Société industrielle et commerciale de Lausanne et plusieurs élus UDC l’ont d’ores et déjà signé. Illustrant la mobilisation de l’arrière-pays, le syndic radical d’Yverdon Rémy Jaquier et le député libéral de Bière Jean-Marie Surer ont détaillé hier leurs arguments. «Touristiquement, c’est un outil de plus. » «Rien d’élitaire, mais l’occasion de montrer enfin largement les richesses qui dorment dans des caves. » «Le partenariat public-privé est la solution: il ne faut pas hésiter. »
«Enthousiasmant»
Président de la commission qui a approuvé le crédit d’étude actuellement contesté par référendum, Jean-Marie Surer a insisté sur la pertinence de l’emplacement: «On peut parachever l’ambition de l’Expo de 1964, en aménageant ce qui est aujourd’hui un terrain vague envahi de cacas de chiens. » «Il y a vingt ans qu’on vit au rythme des difficultés financières, voilà enfin un projet neuf et enthousiasmant», ont conclu les initiateurs de l’Appel. Et ils ajoutent une promesse: si le référendum aboutit, ils feront campagne avec ceux du Manifeste, toutes sensibilités unies.