C’était il y a une année tout juste, à Lausanne. Dans un Palais de Justice de Montbenon archicomble, F.L., 45?ans, était condamné pour la deuxième fois à la prison à vie. Coupable, selon la cour, d’un triple homicide perpétré à Vevey, qu’il nie toujours avoir commis aujourd’hui. Le verdict est tombé après cinq jours d’un procès-fleuve qui a mis les nerfs des jurés à rude épreuve. «Le soir, j’avais de la peine à m’endormir», confiait l’une d’elles à 24?heures.
Ce sont les débats du jury, ses hésitations, ses doutes, ses angoisses, que veut porter à l’écran le réalisateur vaudois Michel Nussbaumer, a révélé hier l’hebdomadaire «L’illustré». Que se sont dits, dans le plus grand secret, ces neufs hommes et femmes, assis autour d’une table, avec les hauts plafonds du Palais de Justice pour seuls témoins?
«J’ai lu et relu tous les articles de presse relatifs à l’affaire Légeret depuis 2006. Je ne connais, et n’ai rencontré, aucun des proches de l’accusé, et j’ignore s’il est innocent ou coupable. Ce film sera un huis clos purement imaginaire fondé sur le gros dossier que j’ai constitué à partir du traitement médiatique de cette histoire», explique le réalisateur qui partage son activité entre Montréal, Paris et le Chablais vaudois. Devant ses caméras, deux acteurs de renom: Catherine Jacob (Le bonheur est dans le pré, J’ai faim!!!) et Daniel Russo (Un homme d’honneur, Neuf mois).