L’an dernier, les huit contrôleurs et trois inspecteurs du laboratoire cantonal ont débarqué dans 1600 des quelque 4500 entreprises de restauration du canton avec ce résultat peu ragoûtant: 14%, soit plus de 220 établissements, présentent des problèmes d’hygiène majeurs.
Plus grave, 0,8% (soit 13 établissements) obtiennent la pire note sur l’échelle du danger qui va de 1 (très bonne qualité) à 4 (inacceptable).
Congélateurs surchargés, joints de frigos défectueux, légumes flétris, employés malpropres, vieille huile de friture, catelles moisies, produits non étiquetés, ustensiles fatigués et mauvauses pratiques… Rien ne leur échappe.
220 établissements à l’hygiène douteuse, c'est deux fois plus qu’en 2006. La situation s’est-elle à ce point dégradée? Sabine Nerlich, chimiste cantonale adjointe, relativise cette recrudescence. D'une part l’équipe chargée de l’inspection des denrées alimentaires, mise sur pied en 2004, est maintenant rôdée. Les inspecteurs ont chacun leur secteur, connaissent le terrain et vont droit au but. Ils sont également devenus plus exigeants.
Autre facteur: l’évolution de la nature des établissements de restauration. On assiste à une prolifération des take-away et des sushis bars, pour lesquels les normes d’hygiène sont très élevées.
Que risquent les restaurateurs épinglés? Un avertissement ou une dénonciation à la préfecture, selon la gravité des manquements constatés. En cas de risque important pour la santé des consommateurs, la fermeture immédiate peut être ordonnée. 3 restaurants ont été fermés.