Les comptes 2010 de la ville de Lausanne ne sont pas encore arrêtés, mais Daniel Brélaz en est certain: la ville est en mesure de réduire sa dette pour un montant de 25 millions. En 2009, Lausanne avait déjà remboursé quelque 2 millions. C’était une première depuis des décennies. Le syndic de Lausanne estime que cette tendance permet à la ville de poursuivre sa mue en investissant.
Bien sûr, ces 25 millions ne représentent que 1,1% d’une dette atteignant 2,3 milliards. Reste que, pour le syndic lausannois, cette capacité à diminuer la dette confirme que la situation financière de la ville est désormais stabilisée. Il explique la situation notamment par l’amélioration du rendement fiscal. «La ville redevient moins pauvre», dit-il en évoquant l’habitat, qui laisse désormais plus de place aux bons contribuables.
Par ailleurs, des investissements prévus en 2010 n’ont pas été réalisés. Ce qui explique aussi ce retournement de situation. Mais le syndic se défend de les avoir différés dans le but d’améliorer les finances. «Plusieurs projets ont pris du retard en raison notamment d’oppositions», dit-il.
Des millions qui tombent à pic
Critiqué par ses adversaires politiques sur l’accroissement de la dette, Daniel Brélaz présente ainsi une bonne nouvelle dans la dernière ligne droite avant les élections. «Cela n’a rien d’opportun, c’est la réalité des chiffres», assène le syndic. N’aurait-il pas fallu attendre de connaître l’intégralité des comptes 2010 pour présenter ces chiffres? «On en a connaissance maintenant, alors on le communique», sourit-il.