Cette décision représente «un encouragement pour les cinq autres employés qui ont fait recours aux Prud’hommes», estime Pierre-André Charrière, délégué syndical d’Unia.
Mais cette décision ne suffira pas à apaiser le conflit entre l’entreprise et son personnel. D’après le syndicat, l’entreprise Barbey SA enfreindrait toujours la loi sur le travail. «Les heures travaillées au-delà du planning ne sont pas comptabilisées ni payées, contrairement aux dispositions légales. Les employés travaillent deux heures de plus, et on leur dit que c’est de leur faute car ils ont traîné durant la journée», dénonce Pierre-André Charrière.
En mai dernier, la majorité des 70 employés de Barbey SA avait fait grève durant trois jours pour dénoncer leurs conditions de travail. Ils avaient repris le chemin de l’usine après la promesse de séances de conciliation. Or, cinq mois plus tard, les discussions entre employés et direction n’ont abouti à aucun accord.
«Une nouvelle séance de conciliation est prévue lundi. Nous souhaitons vivement que la situation soit réglée avant la fin de l’année. Sinon, il n’est pas exclu que le personnel se remette en grève, comme ce printemps», avertit Pierre-André Charrière.