"Il est plus que temps que cette histoire désagréable trouve une issue", a déclaré le secrétaire d'Etat allemand Werner Hoyer, qui représentait le ministre des affaires étrangères Guido Westerwelle. Il a espéré qu'un pas positif soit accompli ce lundi, aussi dans l'intérêt du Suisse toujours retenu à Tripoli.
Pour le chef de la diplomatie autrichienne Michael Spindelegger, il est clair qu'"une forte ligne de soutien" doit être suivie envers la Suisse dans le cadre de l'accord Schengen. Cette solidarité ne doit toutefois pas être trop sollicitée.
Efforts sur la bonne voie
Selon M. Spindelegger, les efforts de l'Espagne, de l'Allemagne et de l'Italie sont sur la bonne voie. Le ministre espagnol des affaires étrangères Miguel Angel Moratinos avait auparavant indiqué que son pays, qui assure la présidence tournante de l'UE, "entreprend beaucoup" pour que les négociations parviennent à une une solution. M. Hoyer a précisé que "les discussions battent leur plein".
Les ministres européens abordaient le dossier à la demande de l'Italie et de Malte, que dérange la "liste noire" de la Suisse. Cette liste a été établie en novembre 2009, quand Berne a déclaré "indésirables" entre 150 et 188 personnalités libyennes et les a introduites dans le système d'information Schengen, les empêchant d'obtenir des visas pour l'espace du même nom.
Le chef de la diplomatie italienne Franco Frattini a répété à cet égard que Rome réclamait le retrait de cette liste, demandant de la "solidarité", au nom également de l'Espagne et de Malte. Interrogé sur la possibilité de rayer certains noms de la liste, M. Hoyer a déclaré avant le début des entretiens: "Nous allons certainement aborder ce point".
Le ministre autrichien a lui requis des "compromis" de la part de Berne et Tripoli, s'agissant de la "liste noire" pour la Suisse, et pour la Libye des mesures de rétorsion à cette liste, soit de ne plus accorder de visas pour son propre territoire aux ressortissants de l'espace Schengen. Des mesures qualifiées par M. Spindelegger de "totalement disproportionnées".
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