«Si la fusion nucléaire est maîtrisée dans 30 ans et que les avantages de l’atome redeviennent prépondérants, il sera possible d’ajuster la loi», explique Mme Leuthard.
La décision du Conseil fédéral s’est faite sur la base des connaissances actuelles - et celles-ci militent contre de nouveaux investissements dans l’énergie atomique. «Mais qui peut prévoir aujourd’hui les développements technologiques à venir?»
La conseillère fédérale PDC rappelle en outre que le scénario retenu par le gouvernement prévoit une sortie du nucléaire qui s’étale sur 25 à 30 ans. «Certains milieux» tentent de donner l’impression que la Suisse va sortir du nucléaire sans délai.
Par ailleurs, «il ne faut pas se faire d’illusions» en ce qui concerne une indépendance totale de l’énergie nucléaire, ajoute Doris Leuthard. La Suisse pourra importer du courant à l’avenir et «les importations comprendront toujours une part produite par le biais du nucléaire.»