Tennis: US Open

Roger Federer seul au monde sur le Arthur Ashe Stadium

Par New York   le 04.09.2011 à 15:50

Le Bâlois s’est qualifié pour les huitièmes de finale où il rencontrera l’Argentin Juan Monaco à 3 heures du matin demain en Suisse

Perché tout en haut des gradins du Arthur Ashe Stadium, le spectateur lambda ne distingue que deux étoiles filantes sur le court. Toutes petites, petites… Les gens plus aisés ou qui ont cassé leur tirelire pour l’occasion, eux, sont tout proches des joueurs. Jusqu’à presque pouvoir les toucher. On exagère peut-être un peu. Toujours est-il que c’est au premier rang, posté juste derrière la chaise de l’arbitre Pascal Maria, qu’on a suivi, samedi, le match entre Roger Federer et Marin Cilic (6-3, 4-6, 6-4, 6-2).

De là, au ras des pâquerettes, la vue est imprenable, les sensations fortes et la vitesse de la balle – que les images de la télévision ne rendent absolument pas – impressionnante. Une balle que Roger Federer, comme hypnotisé, ne quitte jamais des yeux, même si elle reste à peine une seconde dans le tamis de sa raquette avant de voyager dans les airs. Trajectoire tendue ou arrondie selon les circonstances.

Roger Federer est avare de ses gestes sur le court. Un signe de la main ressemblant à un ballet d’essuie-glace, invite aussitôt le ramasseur de balles à lui tendre sa serviette. Après chaque point, le poignet éponge lui sert à essuyer la sueur qui perle sur son front. Sous contrôle et enfermé dans sa bulle, il n’oublie jamais de remettre méticuleusement les cordes de sa raquette en place De ses longs doigts qui, s’il n’avait pas choisi le tennis comme profession de foi, le destinaient de toute évidence à une carrière de pianiste sans doute aussi exceptionnelle que celle de sportif.

Le langage du corps

Le sentiment de l’amour du travail bien fait à l’image de l’accordeur penché au chevet d’un instrument de musique, tel est le credo de Roger Federer. Il pousse la conscience professionnelle, le vice ou l’inconscience – allez savoir! – jusqu’à visionner les images au ralenti qui défilent sur l’écran géant du Arthur Ashe Stadium, voire même à consulter les statistiques à la fin de chaque set. Seul le langage du corps trahit parfois une frustration perceptible après un point perdu ou galvaudé. «Au troisième set, les choses ne tournaient pas comme je le souhaitais.» Quand la tête basse, rentrée dans les épaules, il arpente la ligne de fond de court, c’est mauvais signe. Comme lorsqu’il se flagelle en suisse allemand. Du coup, pour la énième fois depuis le début de sa carrière, il a dû expliquer à un journaliste américain, peu au fait des choses du tennis en l’occurrence, son parcours linguistique.

Sur le Central, Roger Federer est bien seul au monde. Pas un regard en direction de la loge où ses coaches, sa famille et ses invités ont pris place. Il gère la situation tout seul. Cachés derrière leurs lunettes, ses coaches, Paul Annacone et Severin Lüthi, restent impassibles. Quoiqu’il advienne. Seule Mirka, sa femme, ose timidement taper dans ses mains en signe d’encouragement.

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