Jacques Rogge a précisé qu’il avait soulevé la question lors d’une rencontre dernièrement avec le président russe Dmitri Medvedev et des autorités russes du mouvement sportif, en les enjoignant de se montrer plus fermes dans leur lutte contre ce fléau.
Des cas de dopage à l’EPO ont été relevés chez les sportifs Ekaterina Iourieva, championne de la spécialité, Albina Akhatova, cinq fois championne olympique de biathlon, qui ont été suspendues deux ans l’an dernier, ainsi que chez Dmitri Yaroshenko, champion du relais, d’après l’agence russe RIA Novosti.
"J’ai été stupéfait du nombre de cas," a expliqué le président du CIO.
Sont aussi concernées les skieurs de cross-country Julia Chepalova, Yevgeny Dementiev, Nina Rysina et Natalia Matveeva, également suspendus deux ans pour usage d’EPO.
Une autre fondeuse, Alena Sidko, a été écart de l’équipe olympique russe pour les Jeux de Vancouver le mois dernier pour le même motif. Elle avait décroché le bronze à Turin.
La biathlète Olga Pyleva s’était vu retirer sa médaille d’argent après un examen positif lors des Jeux de 2006. Elle est de retour dans l’équipe russe sous son nom d’épouse, Olga Medvedtseva.
Rogge s’exprimait lundi, à quatre jours de l’ouverture des Jeux d’hiver de Vancouver, qui donneront lieu à 2.000 tests sanguins et examens d’urine, contre 800 à Turin il y a quatre ans. C’est un record pour des JO d’hiver.