COURSE-POURSUITE

Un policier tire pour protéger sa collègue à Genève

Par ISABEL JAN-HESS le 16.03.2010 à 09:39

Un chauffard a tenté de semer la police entre les Eaux-vives et Chêne-Bougeries.

Il est près de 5h, dimanche matin lorsqu’une patrouille de police repère une voiture, immatriculée en France voisine, roulant à vive allure à la rue François-Versonnex. Le véhicule des agents rattrape la Renault Twingo à la place des Eaux-Vives et se range à côté. «A la vue du feu bleu, le conducteur redémarre en trombe en direction de la rue Pictet-de-Rochemont, explique Philippe Cosandey, porte-parole de la police genevoise.

Il traverse ensuite la place Jargonnant pour rejoindre la route de Chêne, à plus de 100 à l’heure, brûlant au passage huit feux rouges.»

Tête-à-queue à l’entrée de Chêne-Bougeries

La voiture de police prend ce Français de 26?ans en chasse. La course-poursuite à une vitesse effrénée se poursuit jusqu’à Chêne-Bougeries où le conducteur récalcitrant perd la maîtrise de son véhicule et effectue un tête-à-queue qui l’immobilise près d’un passage pour piétons.

Les policiers sortent pour interpeller le chauffard. Ce dernier fait alors mine de repartir violemment en direction de la policière. «Le fugitif ne répondant pas aux sommations d’usage, l’autre policier présent tire un coup de feu en direction de la voiture du fuyard pour l’immobiliser, poursuit Philippe Cosandey. Ce n’est qu’à ce moment que le prévenu coupe son moteur et que les gendarmes parviennent enfin à le contrôler.»

Passager de 22?ans indemne et blanchi

Personne n’a été blessé dans cette aventure nocturne, la balle, tirée par le policier, a fini sa trajectoire dans la Twingo. Lors de l’interpellation, les policiers remarquent que le conducteur présente des signes d’ébriété: le test de l’éthylomètre affichera 1,65‰. Le passager de 22?ans a quant à lui été quitte d’une grande frayeur et a été immédiatement mis hors de cause par la police.

Le jeune Français a été emmené à Champ-Dollon. «Il s’est confondu en excuses, ajoute encore le porte-parole de la police, prétendant qu’il avait eu peur pour son permis. Il assure ne pas comprendre comment il a pu mettre ainsi des vies en danger.»

Le jeune homme précise, en outre, ne pas se souvenir d’avoir délibérément propulsé son véhicule sur un policier.

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