Patrice de Maistre, déjà placé en garde à vue mi-juillet avec trois autres proches de l’héritière du géant des cosmétiques Liliane Bettencourt, était entendu par la police depuis vendredi matin.
Son nom apparaît à plusieurs reprises dans le cadre de l’affaire qui ébranle la première fortune de France et un ministre clé du gouvernement de Nicolas Sarkozy.
Il devait être confronté aux déclarations d’Eric Woerth, entendu jeudi à son ministère par les enquêteurs, ainsi qu’au résultat de perquisitions, a précisé une de ces sources.
Patrice de Maistre devait ainsi une nouvelle fois répondre aux accusations de financement politique illégal proférées par l’ex-comptable de Liliane Bettencourt: Claire Thibout a affirmé que le gestionnaire de fortune lui avait demandé de retirer 150.000 euros début 2007, destinés selon elle à Eric Woerth alors trésorier du parti de la majorité UMP (droite) et de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.
Les enquêteurs devaient également l’entendre sur les éléments apparus dans des conversations enregistrées clandestinement chez Mme Bettencourt, au cours desquelles il dit notamment avoir embauché l’épouse d’Eric Woerth pour "faire plaisir" à son époux, alors ministre du Budget (2007-mars 2010). Le ministre a récusé jeudi toutes ces accusations.
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