Un sac en tissu et en toile plastique épaisse accroché à l’arrière-train d’un cheval. Au premier regard, cette espèce de couche-culotte géante interloque. Mais après quelques minutes de démonstration, on comprend vite son utilité. Manitou lève la queue, se soulage, et… rien ne tombe dans la ruelle d’Ollon.
C’est tout bête, mais il fallait y penser. Cavalière aguerrie depuis une trentaine d’années, Nicole Costantino l’a fait. «Je ne voulais plus laisser de traces de mon passage dans les rues du village, raconte-t-elle. Comme rien de concluant n’existait, j’ai essayé d’inventer quelque chose.» Après plusieurs essais, et l’aide précieuse de sa couturière, elle arrive au résultat final. «J’espère que mon invention pourra aider d’autres cavaliers», espère celle qui a déposé, au début de l’année, une demande de brevet pour sa trouvaille.
Son sac, qui ne fait pas de bruit et qui ne dérange pas l’animal, lui permet de se balader l’esprit tranquille. «En forêt, je laisse la fermeture éclair ouverte et les excréments tombent normalement.» Le tissu permet à la peau du destrier, de respirer la bâche empêche le lange équin de se déformer, et les sangles sont toutes élastiques. «L’équipement s’adapte ainsi parfaitement au corps de l’animal, et lui évite de se blesser. Il est impératif que cela se détache au cas où quelque chose vient se coincer dans les attaches.»
Mais elle prévient: «Ce système est bien accepté par les bêtes qui s’attellent. Mais il se pourrait que des chevaux très craintifs le refuse.» A quand un Pampers à chaque équidé dans les défilés? Cela soulagerait les employés communaux…