«Pour les parents, c’est une très grande tristesse d’appréhender le fait maintenant avéré que leur fils est décédé, stipule le communiqué de l’Association Partho Leuba diffusé cet après midi. Mais c’est aussi un immense soulagement de savoir, enfin, tant était rude et douloureuse l’absence de toute trace au-delà du lieu de disparition et de tout témoignage qui aurait permis de suivre une piste.»
La police cantonale a confirmé en fin de matinée que les ossements retrouvés dans une falaise «particulièrement escarpée» appartiennent à Partho Leuba. Le dentiste médico-légal du Centre universitaire romand de médecine légale a permis son identification grâce à des comparaisons dentaires. Cette découverte met un terme à quatre ans d’incertitude et de recherches actives pour la famille du jeune suisse.
Hypothèse de l’accident non confirmée
«C’est un endroit totalement inaccessible qui n’avait pas fait l’objet de recherches, précise Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la police cantonale. D’après les informations que nous avions, ce n’était pas un secteur où le jeune homme pouvait se retrouver.» Cette découverte ne répond toutefois pas à toutes les interrogations. Comment Partho Leuba a-t-il pu se retrouver à 5?kilomètres environ du lieu de sa disparition? A-t-il été emmené dans une voiture? Comment se fait-il que les chiens aient perdu sa trace au bord de la route cantonale? «Ce que nous avons trouvé est compatible avec un accident. Mais nous n’avons aucun élément déterminant nous permettant de privilégier une hypothèse plutôt qu’une autre», précise le porte-parole. Les investigations se poursuivent sous la conduite du Juge d’instruction de l’Est vaudois.
Ce jeune homme mentalement déficient avait quitté le foyer des Narcisses le 7 octobre 2005 après s’être énervé contre une éducatrice. Les recherches étaient jusque-là restées vaines malgré l’engagement, il y a quatre ans, d’importants moyens policiers, dont la brigade canine.