La filiale du géant américain General Motors a également confirmé la fermeture de l'usine belge d'Anvers, entraînant la perte de 2377 emplois, au cours d'une conférence de presse à Francfort.
Opel va supprimer en tout 3911 emplois en Allemagne, dont 1799 emplois à Bochum, le site le plus touché, 862 à Rüsselsheim, 300 à Eisenach, 300 à Kaiserslautern, le reste dans l'administration et les ventes.
L'Espagne est également affectée, avec 900 suppressions à Saragosse, ainsi que le Royaume-Uni avec 150 suppressions d'emplois dans les ventes, et 369 à Luton. Les usines d'Ellesmere Port et Gliwice sont par contre épargnées.
General Motors a chiffré à 3,3 milliards d'euros (4,8 milliards de francs) le coût total de sa restructuration et espère obtenir 2,7 milliards d'euros d'aides publiques pour mener à bien ses plans, a redit M. Reilly.
"Bénéfice convenable"
Mardi, "le plan a été officiellement soumis" au gouvernement allemand, auquel Opel réclame crédits ou garanties sur crédits, a-t-il déclaré. Grâce à ce plan, le groupe vise un retour à l'équilibre en 2011 et compte afficher "un bénéfice convenable" en 2012, a précisé le Britannique.
Et d'ici 2014, il entend investir 11 milliards d'euros, dont la plus grande part sera consacrée au renouvellement des modèles.
Le groupe américain, qui voulait dans un premier temps vendre Opel, y a renoncé en novembre dernier et a depuis entrepris de restructurer lui-même ses activités européennes, au grand dam du gouvernement et des syndicats allemands.
Certains détails du plan pourraient toutefois encore être modifiés car il sont toujours discutés avec les syndicats, dont M. Reilly a déclaré "respecter le rôle difficile".
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