Lausanne

Impôt sur le divertissement: Olivier Français se désolidarise de la Municipalité

Par ALAIN DÉTRAZ le 03.09.2010 à 17:52

Le municipal lausannois Olivier Français sort de sa réserve dans la campagne pour la suppression de l’impôt sur les divertissements.

Le municipal lausannois Olivier Français (PLR) réagit en vue de la votation du 26 septembre. Par voie de communiqué, il vient d’annoncer ne plus être solidaire de ses collègues de l’Exécutif: «La campagne menée par la majorité municipale et les partis politiques qui la composent m’oblige aujourd’hui à me désolidariser du collège municipal. Certains propos tenus contre la région et le secteur privé pourraient en effet péjorer durablement les relations entre la ville et ses voisines d’une part, et entre la ville et les investisseurs privés d’autre part. L’arrogance actuelle risque de coûter cher aux Lausannois.»

En effet, parmi les arguments avancés par les défenseurs de l’impôt sur les divertissements, certains sont susceptibles de fâcher les communes voisines. «Les Lausannois paient pour la culture de tout le canton, voire de tout l’arc lémanique, en finançant de façon importante de grandes institutions mais aussi la culture émergente et les musiques actuelles», soutient le comité de défense.

Olivier Français conteste: «L’opposition systématique entre Lausanne et le reste de l’agglomération, voire du canton, ne peut que compromettre les investissements futurs nécessaires à la capitale vaudoise. Pire: elle renforce un réflexe anti-Lausanne, qui pourrait peser durablement sur le porte-monnaie des Lausannois», dit-il.

Estimant que «Lausanne mérite mieux que des discours et réflexes rétrogrades», il enjoint les Lausannois à voter oui, le 26 septembre, pour la suppression de l’impôt sur les divertissements. Et rompt du même coup la collégialité de l’Exécutif de la ville.

 

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