La dernière demande de réintégration a été la bonne! Reçu ce matin en séance de municipalité par ses collègues, Jean-Claude Doriot s’est mis d’accord avec eux pour reprendre son siège de municipal sans pour autant reprendre les commandes d’un dicastère.
Selon le communiqué envoyé par la Municipalité, c’est « après un échange dans un esprit serein et constructif, qu’elle a pris acte de la décision de M. Doriot de revenir siéger avec ses collègues dès la séance de Municipalité appointée au vendredi 19 mars 2010, ainsi que la loi le lui permet en tant que Conseiller municipal élu. Un remaniement des directions ou des délégations municipales n’est toutefois pas à l’ordre du jour.»
Révocation contrée
Au moment où l’affaire avait éclaté – en avril 2008 –?la Municipalité de Montreux avait relevé le patron de l’urbanisme de ses fonctions, lui retirant son dicastère et toute représentation. L’exécutif avait également demandé par deux fois au Conseil d’Etat de lancer une procédure de révocation. Démarche qui, suite au recours de Jean-Claude Doriot a été contrée par la Cour Constitutionnelle. Laquelle a annulé la votation prévue le 7 mars estimant que «la rupture du lien de confiance ne suffit pas à renvoyer un élu devant le peuple, contrairement à ce qu’avançait le Conseil d’Etat.»
Les juges avaient également rappelé que seuls des éléments objectivement graves pouvaient justifier une telle procédure de révocation. Leur constat? «l’accusation selon laquelle Jean-Claude Doriot aurait touché des pots-de-vin à hauteur de 150?000?fr. au moins reste une hypothèse.» Conctacté à l’issue de la sa rencontre avec la Municipalité, Jean-Claude Doriot s’est dit satisfait.
«Je n’ai jamais baissé les bras. La loi est ce qu’elle est, je suis toujours un élu du peuple. J’espère que ce dénouement redonnera une sérennité à Montreux.» La table municipale retrouvée, Jean-Claude Doriot se rendra-t-il aussi au Conseil communal? «Rien n’est défini pour l’instant.»