VOUS AVEZ LA PAROLE

Le courrier du 6 février 2010

Par - le 06.02.2010 à 00:01

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TAXE AU SAC

Un petit conseilaux start-up

Et revoilà le projet de la taxe au sac dans notre cher, très cher canton (il faut bien financer les largesses de nos socialo-anarchistes et les cadeaux aux grandes fortunes)!

Nos édiles veulent appliquer un modus operandi qui ressemble quelque peu aux méthodes des banques: on dépose son argent (ses impôts en l’occurrence), la banque se remplit les poches avec les revenus de ces dépôts et en plus vous facture toutes les prestations annexes, ça, c’est du business! Mais que fera l’Etat de toute cette fortune en multipliant les taxes?

Soit, taxons le pollueur, mais allons jusqu’au bout de la démarche, taxons toute forme de pollution ou de source de pollution (nettoyage des routes et des classes d’école, etc., etc.) et, le nombre de fonctionnaires diminuant drastiquement puisque beaucoup seront devenus inutiles, de même que bon nombre d’autres charges du service public qui n’existeront plus, diminuons fortement les impôts.

Un conseil pour les start-up: ne développez pas des choses inutiles comme du virtuel, développez et fabriquez le broyeur-déchiqueteur ménager combiné à une poubelle qui hache finement plastique, papier, pet, emballages divers et restes du ménage; le volume des déchets sera réduit d’au moins 75%; vous deviendrez millionnaire, garanti puisque la taxe sera au sac (je vois mal l’employé de voirie aller peser chaque sac et l’identifier, cette manœuvre coûterait dix fois plus cher que la taxe)!

Dommage, je suis trop âgé pour me lancer.

Pierre Lauper,
Montreux



SIGNAL DE LIMITATION DE VITESSE ENLEVÉ

Dites-nous enfin la vérité sur les radars!

A propos de l’article intitulé «Ôtez ce panneau, que la police puisse flasher!» (24?heures du 3 février 2010): On nous apprend que la commune de Rolle, soucieuse d’améliorer la sécurité sur ses routes, s’est fait sèchement remettre à l’ordre par la gendarmerie qui, en raison de cette action préventive, voyait son chiffre d’affaires «radar» diminuer. Suit une explication aussi fumeuse que d’habitude du porte-parole de la gendarmerie.

Les gendarmes, qui «piornent» sans cesse de ne pas être respectés, ne croient-ils pas que ce serait plus avantageux de reconnaître publiquement que leurs radars ne sont là que pour le pognon? Leur chiffre d’affaires ne baisserait pas, et, n’ayant plus l’impression qu’ils les prennent pour des demeurés avec leurs discours lénifiants et leurs mensonges, leurs concitoyens cesseraient à leur tour de les prendre pour des imbéciles.

Quant à ceux qui applaudissent à ce genre d’actions et de discours, je ne les juge pas, mais rappelle simplement les paroles d’un grand tennisman suisse, il y a une dizaine d’années: «Le Suisse est un frustré jaloux qui acceptera d’être malheureux toute sa vie pour autant qu’il ait rendu son voisin malheureux.»

François Junod,
Forel (Lavaux)

 

Le revenu des amendes est budgétisé, hélas

L’histoire du panneau enlevé à Rolle démontre, une fois de plus, que la loi est souvent un prétexte pour ne pas réfléchir. Pour en rester au seul domaine routier, faut-il rappeler que les limitations de vitesse existent pour des raisons de sécurité? Alors, l’argument du «pour éviter des confusions» est stupide, au vu des «sapins de Noël» de signalisation qu’on peut rencontrer, ou des modifications de vitesse limite tous les 200?mètres, qui exigent de regarder plus les signaux routiers que les dangers de la route.

Les panneaux «fin de limitation» à l’entrée des giratoires (exemple Cheseaux) ou avant une épingle à cheveux (Troistorrents), sous prétexte de «fin de localité», sont peut-être légaux, mais absurdes et dangereux.

Dans le cas présent, le porte-parole de la police avoue implicitement que le but n’est pas la prévention, mais le respect de ce qu’on lui demande, à savoir respecter le budget prévu des amendes. Au passage, un blâme au monde politique qui accepte de budgétiser le revenu des amendes – même si c’est «légal».

Quant aux prises de position de Tribunal de police, elles démontrent que l’application de la loi se fait «pour se couvrir», et non pour servir les buts poursuivis à l’origine par le législateur. (A propos, la signalisation de la bretelle d’autoroute à Vennes, à la descente, est illégale depuis des années: le 80?km/h est suivi par un 100?km/h avec une double flèche, indiquant une continuation du 100?km/h.)

Bertrand Gilliard,
Morges

 

Et si l’on ne récoltait pas que des sous?

L’émission Passe-moi les jumelles de la TSR du 3 février nous a rappelé que la Suisse manque cruellement de dons d’organes. Mais quand il s’agit de nous prélever de l’argent, nous sommes parfaitement organisés, et le fameux panneau «50?km/h» qu’il a fallu ôter à Rolle prouve que récolter du fric est plus important que de sauver une vie humaine.

Donc, chaque année, tous les habitants de ce pays reçoivent une déclaration fiscale à remplir dans le but de leur faire payer des impôts. Ne serait-il pas possible d’y ajouter un questionnaire demandant si la ou les personnes concernées seraient disposées à faire don de leurs organes, dans la mesure où ils seraient suffisamment sains pour être greffés sur un tiers?

Il est évident que les réponses positives et négatives devraient être traitées de manière strictement confidentielle sous peine de sanctions pénales. C’est quasi certain que si la question est posée à tous, il y aura une augmentation des réponses positives. Et ce serait facile de le faire. Il faut surtout le vouloir.

Michel Dépraz,
Le Sentier



TRANSFORMATIONS

Des serveuses exemplaires

Certainement que les habitués auront remarqué la caravane Polli installée à la place Pépinet depuis la fermeture provisoire du tea-room du même nom situé sur cette place.

Les serveuses méritent d’être félicitées pour leur courage exemplaire, car elles essaient tant bien que mal de garder le sourire malgré les conditions extrêmes dans lesquelles elles travaillent depuis quelques semaines. Alors que la température descend régulièrement au-dessous de zéro degré, la caravane n’est équipée que d’un ridicule chauffage d’appoint, mais heureusement qu’écharpes, gants et bonnets ne manquent pas…

Une question me taraude la tête tout de même. Les affaires de M. Polli sont-elles si mauvaises qu’il ne puisse plus supporter financièrement la fermeture provisoire d’un point de vente, sachant que celui-ci sera agrandi et générera dans les prochains mois de nouvelles rentrées et de nouveaux bénéfices?

Vu l’ampleur des travaux, je peux imaginer que les coûts de transformation sont conséquents. N’était-il pas possible d’ajouter aux frais d’investissement le salaire des serveuses, ou alors de leur offrir la possibilité d’effectuer des remplacements provisoires dans d’autres établissements de la chaîne Polli? Mais c’est bien connu, aux yeux des patrons, la rentabilité a trop souvent bien plus d’importance que l’aspect humain…

Thierry Dubey,
Romanel-sur-Lausanne



SUISSE-ÉTRANGER

Business is business

«Tu me donnes deux billes et je te donne quatre bonbons.» Cela commence à l’école, le business. Les adultes font de même, et tous les gouvernements du monde aussi.

Ainsi, les Américains veulent placer chez nous deux Ouïgours de Guantánamo, et les Allemands veulent les listes des avoirs non déclarés de leurs nationaux dans les banques suisses. Que demande en contrepartie le gouvernement suisse pour satisfaire ces deux clients? Apparemment rien.

La règle du business, basée sur l’échange, veut que l’attitude de la Suisse récolte donc, que ça plaise ou non, un plein panier de déconsidération internationale et l’incompréhension totale de ses citoyens. Un drôle de pays, la Suisse…

Daly Chéhab,
La Tour-de-Peilz

 

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