PÊCHE
Franz Weber et ses pairs peuvent parfois être de mauvais écologistes
A propos de l’article intitulé «Franz Weber vole au secours des cormorans» (24?heures du 23 avril 2010): Pour protéger les cormorans et ce malgré une décision du Conseil national de contenir la prolifération de cette espèce dommageable à la pêche et aux poissons, Franz Weber veut recourir au Tribunal fédéral pour défendre ce volatile noir, grand mangeur de poisson, prouvé comme nullement menacé et endémique à l’instar des corneilles. Son association Helvetia Nostra, au mépris de l’utilisation durable de la ressource halieutique, s’oppose à toute intervention régulatrice de l’homme dans une île artificielle de la réserve naturelle du Fanel. Cherchez l’erreur!
En contradiction totale avec la recommandation de ses pairs écologistes, l’association refuse de mettre en pratique le principe du commerce durable de proximité. Le poisson mangé par tonnes par les cormorans ne l’est dès lors plus pour l’espèce humaine! Faut-il alors favoriser l’importation de poissons menacés et pollués au mercure pour satisfaire à l’argumentaire selon lequel toute intervention est prohibée dans une zone protégée? Cette attitude obstructionniste démontre un mépris grossier pour le respectable et millénaire métier de pêcheur. Nous avons affaire ici à cette même mouvance de végétariens ou végétaliens dogmatiques, adeptes de l’anti-spécisme, etc. Ils composaient une grande partie des sympathisants de l’initiative populaire pour l’instauration d’un avocat pour les animaux…
Helvetia Nostra devrait au plus vite changer son paradigme niais et irréaliste, motivé uniquement par la sensiblerie et antagoniste à une saine gestion durable de la faune. Et que l’on ne vienne pas me dire que cela a quelque chose à voir avec la biodiversité. Chacun pourra ainsi se faire une opinion sur la crédibilité de cette démarche pseudo-écologique.
Michel Yerly,
Lentigny
Qui paie?
Une question: c’est Franz Weber qui paie le manque à gagner et les réparations des filets aux pêcheurs?
Alfred Meyer,
Pully
THÉOLOGIE
Une démarche courageuse
A propos de l’article intitulé «Critique, un théologien démissionne de la Faculté» (24?heures du 23 avril 2010): Je ne peux que soutenir le professeur Keshavjee dans sa démarche courageuse. En tant que protestant engagé, je suis outré par l’attitude de nos Facultés de théologie, qui, au lieu de former de futurs pasteurs, sont devenues des lieux où l’autocritique est élevée au rang d’art pour aller même jusqu’à l’autodestruction.
Où est le dynamisme du protestantisme que l’on peut voir en Asie (Corée), en Afrique et aux Amériques (Nord et Sud)? Ah oui, j’oubliais, eux enseignent les valeurs chrétiennes que nous trouvons dans la Bible, l’orthodoxie des textes bibliques et croient que prêcher devant une église pleine n’est pas un mal…
Quand le peuple protestant se lèvera-t-il et renverra-t-il ces autorités autoproclamées à leurs livres et bancs vides pour retrouver la passion et la foi de nos ancêtres qui changèrent le monde?
Roland Decorvet,
membre du Conseil de l’EPER, Lausanne
YVERDON-LES-BAINS
Une telle occasion ne se présente qu’une fois
Prétendre que les bénéfices financiers de la vente du parc Piguet seront réalisés par un promoteur de Givrins aux dépens d’une famille historique d’Yverdon, à savoir la famille Piguet, c’est occulter le fait que cette dernière a vendu son terrain au premier.
Les véritables bénéficiaires du parc Piguet seront en premier lieu les Yverdonnois qui profiteront d’un patrimoine inexploité. Grâce à l’acquisition de terrains privés et en requalifiant l’espace urbain jusqu’au cimetière, ce projet de parc offre une opportunité unique de valoriser le Castrum et un impressionnant rempart celtique de plus de 2000 ans, éléments essentiels à la compréhension du développement d’Yverdon-les-Bains à travers les âges, mais résolument tourné vers l’avenir, puisqu’il fait partie intégrante du projet d’AGGLOY.
Le cimetière d’Yverdon est peut-être le plus fréquenté de Suisse comme lieu de passage pour des centaines d’habitants qui se sont approprié le lieu. Le centre de gravité, d’un point de vue démographique, peu à peu s’est déplacé au sud du bourg médiéval. Et ce n’est pas terminé.
Nos autorités lanceraient un message fort quant à la volonté de développer ici et maintenant une politique engagée sur des thématiques aussi diverses que la valorisation du patrimoine, la mobilité douce, la protection de la nature et du paysage, la qualité de vie, le tourisme et ses retombées économiques.
L’occasion ne se présentera qu’une fois et nous pensons que la rater coûterait bien plus. On ne peut que saluer la volonté de la Municipalité de s’engager à l’unanimité dans un tel projet dans la droite ligne du Prix Wakker. Puissent les conseillers communaux être aussi unis au moment du vote.
François Menna,
Champagne
HOCKEY SUR GLACE
Bien sûr qu’il a raison!
Bien sûr que Barry Alter a raison! Quand, pendant plusieurs années, l’objectif clairement annoncé, notamment par le président et le directeur général virés, n’est pas atteint, il est légitime qu’on se sépare d’eux. Barry Alter a-t-il empêché une seule fois l’engagement d’un vrai joueur de ligue A? Je connais des sponsors qui vont quitter le LHC suite à l’échec répété et non suite à la mesure prise par Barry Alter.
Depuis l’ère Pierre Hegg déjà, le problème réside dans le désintérêt financier de l’agglomération lausannoise pour le hockey. Peut-être bien que Chris McSorley arrivera à mobiliser les capitaux que MM. Lei Ravello & Co. n’ont pas été capables de lever. Il a au moins une vision globale de la vie d’un club professionnel, lui. Son parcours depuis son arrivée à Genève est phénoménal. Pendant que le «kop» rouge et blanc gueule, lui, il fait monter Genève Servette en ligue A puis en finale des play-off. Et tout en assurant le financement.
Qui dit mieux? Si l’on veut vraiment sauver le LHC, il faut effectivement remplacer les méthodes vaudoises par des méthodes de vrais professionnels.
Richard Pfister,
Pully
Réveillez-vous!
Comme pour beaucoup d’entre vous, quelle n’a pas été ma surprise devant la méthode de monsieur le propriétaire — avec un petit m — du LHC!
Lausannois, Vaudois, il est grand temps de reprendre les rênes de votre club. Si Jim Koleff était un Grand Personnage, il n’en est rien de votre soi-disant mécène, dont le respect et les règles de politesse sont certainement restés au fond d’un tiroir outre-Atlantique.
Si les coups de balai s’avèrent nécessaires, il y a la manière, ou alors l’action est calculée. Donc, je vous répète, Lausannois, Vaudois de Malley et merveilleux public, il est temps pour vous d’agir!
Amitiés sportives.
Jeannot Martinet,
Marly