TENDANCES

Le retour de l’icône Carrie

Par Estelle Trisconi le 05.06.2010 à 00:02

Avec la sortie du film «Sex and the City 2», suivons les tribulations fashion de son héroïne, alias Sarah Jessica Parker. De New York jusqu’à l’enivrante Abu Dhabi.

Dans la fourmilière d’un souk à Abu Dhabi. Une touriste pas comme les autres sort d’un taxi. Elle porte une longue jupe lilas de princesse, surmontée d’un débardeur Dior, le tout accordé avec un cabas Hawaï vintage. Une tenue aussi extravagante que diablement assumée.

Aucun doute possible: Carrie Bradshaw, la plus modeuse des quatre copines hyperlookées de Sex and the City, «is back in Town». Extraite du deuxième volet du film sorti mercredi en salles, cette scène, qu’on pourrait croire empruntée à un défilé de haute couture, n’est qu’une parmi d’autres. Car c’est en cela, et en cela seulement, que le film scintille. Pensez donc: une vingtaine de tenues par comédienne en moins de deux?heures?trente. Et presque rien au-dessous d’un Chanel, Dior, Louboutin, Ralph Lauren, hormis quelques pièces vintage, sélectionnées avec soin par la costumière Patricia Field. De quoi faire rugir de plaisir les fashionistas, même si peu d’entre elles ont les moyens de s’offrir ne serait-ce qu’une seule veste de ce dressing de rêve. Près de 50?000?dollars pour une robe Chanel, par exemple. Rien n’est perdu: les boutiques d’ici offrent de quoi copier l’allure de l’icône Carrie Bradshaw, alias Sarah Jessica Parker. Il suffit de jouer les fouines, mais avec zèle. Car l’héroïne ne se refuse aucune incursion en marge des tendances actuelles. Comme ces robes plissées Halston, aux répliques (jusque-là) quasi introuvables en magasin.

Tissus vaporeux parmi les dunes
Il est en revanche aisé de ressembler à la Shéhérazade qui s’éveille en Carrie dans le deuxième tiers du film. Au milieu des dunes ou sous le ciel étoilé d’Abu Dhabi, tout n’est que strass, tissus vaporeux, effets dorés, tons sable et rose pâle. Un cocktail enivrant, facile à se concocter dans des boutiques comme H&M, Tattoo, Kookaï, Zara ou Maje.

Prenons le pari que les puristes n’hésiteront pas à pousser la porte d’enseignes haut de gamme. Chez le célèbre chausseur Louboutin, à Genève, on s’attend à leur visite: «Les clientes nous demanderont sans doute des modèles vus dans le film», présage une vendeuse qui, les ignorant elle-même, n’était pas en mesure d’affirmer pouvoir satisfaire cette requête ciblée. Une chose est sûre: il suffit qu’une star arbore du Louboutin, comme Kate Moss et son inséparable paire de Pigalle, pour qu’elle déchaîne les passions. Compter entre 600 et 1000?francs pour un modèle standard de l’illustre créateur. Quant à Chanel, la marque se refuse à tout commentaire sur les retombées du film.

Compte tenu de la fièvre agitant déjà les blogs et les forums de mode, gageons que cette griffe, comme les autres, s’assure des lendemains au soleil.

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