ÉLECTRONIQUE VERTE

Greenpeace laisse Nintendo au coin

Par Jean-Charles Canet le 19.01.2010 à 00:01

L’organisation écologique publie son classement des entreprises high-tech. Encore un zéro pointé pour Mario. Nokia est le premier de la classe. Apple progresse.

Cela fait depuis septembre 2007 que Greenpeace a intégré le japonais Nintendo dans son classement trimestriel des entreprises high-tech. Un palmarès qui évalue sous des critères écologiques les dix-huit plus gros fabricants mondiaux de téléphones mobiles, d’ordinateurs, de téléviseurs et de consoles de jeux. Et depuis cette date, le papa de Mario et de la princesse Zelda se voit invariablement attribuer le statut de cancre avec une majorité de zéros pointés.

Que reproche Greenpeace au numéro un mondial du divertissement électronique? Son manque total de transparence, son absence d’empressement en matière de recyclage hors des Etats-Unis, l’augmentation d’émissions de gaz à effet de serre au lieu d’une diminution… Tout au plus, un petit point est accordé pour l’adoption d’un chargeur électrique moins énergivore pour sa Nintendo DSi.

Cette contre-performance ne doit pas pour autant masquer celle de Microsoft, bon avant-dernier (en recul), épinglé notamment pour ne pas avoir manifesté son soutien au renforcement des régulations en matière d’usage de produits toxiques.

Au Nord sont les premiers
A l’opposé du spectre, Greenpeace constate encore une fois la bonne disposition des entreprises nordiques, Nokia d’abord, Sony Ericsson ensuite. Avec une moyenne (en très léger recul) de 7,3 sur 10, Nokia excelle dans l’élimination des matières toxiques de ses produits et en économies d’énergie. Sa promesse de réduire de 50 à 85% ses émissions d’ici à 2050 n’est aussi pas tombée dans l’oreille d’un sourd.

Quant à Apple, la firme qui eut un temps le triste honneur des profondeurs du classement, elle confirme son redressement. Greenpeace la fait passer de la neuvième place à la cinquième. Surtout pour ses progrès en matière d’élimination des produits chimiques toxiques dans les composants plastiques et électroniques de ses produits et de lutte contre le gaspillage.

D’un point de vue global, Greenpeace constate surtout qu’il reste du pain sur la planche. On peut lire dans les conclusions: «Depuis la publication de notre guide, de nombreuses entreprises ont fait de grands efforts afin d’améliorer leurs produits ainsi que le recyclage. Mais aucune n’a jusqu’ici réussi à proposer une gamme complète débarrassée de ses composants chimiques les plus toxiques. Aucune n’est parvenue à mettre sur pied un processus clair et à large échelle de recyclage responsable.» L’organisation déplore également que certaines promesses datées n’aient pas été tenues, notamment celles ayant trait au bannissement des substances toxiques à la fin de l’année 2009. La plupart des entreprises qui s’y étaient engagées ont reporté cet effort à 2011, affirme Greenpeace.

toxiques.greenpace.fr
www.greenpeace.org/electronics

 

Sondage

Du vin étranger à la Cantonale des chanteurs, choquant?




Bébé

Supplément partenaire

Sondage

Dix ans après, comment jugez-vous Expo.02?




Le monde en images

Sondage

Faut-il abolir la «lex Koller», qui limite la vente des résidences secondaires aux étrangers?




Service clients

Contact
  • Abonnement et renseignements
    Nous contacter lu-ve 7h30-12h / 13h30-17h
    Tél. 0842 824 124, Fax 021 349 31 69
    Depuis l'étranger: +41 21 349 31 91
    Adresse postale:
    Service clients CP 585 - 1001 Lausanne