Terrorisme

L'ingénieur du CERN a été placé en détention provisoire

Par ATS le 13.10.2009 à 06:20

L'ingénieur du CERN, arrêté jeudi en France pour des liens présumés avec l'organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a été placé lundi soir en détention provisoire. Un juge antiterroriste a prononcé plus tôt dans la journée son inculpation.

Cet homme, âgé de 32 ans et employé par le Centre européen de recherche nucléaire à Genève (CERN), a été inculpé lundi à Paris pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", a-t-on indiqué de source judiciaire.

Il avait été interpellé jeudi à Vienne, dans le centre-est de la France, en compagnie de son frère, âgé de 25 ans. Ce dernier avait été remis en liberté samedi sans qu'aucune charge n'ait été retenue contre lui.

Le frère aîné est soupçonné d'avoir été en contact par internet avec l'Aqmi. Il aurait également envisagé de commettre au moins un attentat. Il en était au stade "de souhait, d'envie", mais ne semble "pas avoir commis d'actes matériels de préparation", selon des sources proches du dossier.

C'est dans le cadre d'une autre enquête, qui visait une filière présumée de jihadistes vers l'Afghanistan, que des échanges par internet entre le frère aîné et un membre de l'Aqmi avaient été repérés, selon une source judiciaire.

Vendredi, le CERN a publié un communiqué pour préciser que cet ingénieur n'avait "jamais été en contact avec quelque élément qui pourrait être utilisé à des fins terroristes". Ce physicien travaillait au CERN depuis 2003. Il aurait également enseigné à l'EPFL."

L'Aqmi a succédé en 2007 au GSPC algérien (Groupe salafiste pour la prédication et le combat). Ce groupe, qui a prêté allégeance à la mouvance al-Qaïda, est particulièrement actif dans les pays du Maghreb, en Mauritanie et au Mali.

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