La Fédération nationale de l'aviation marchande (Fnam), qui regroupe les compagnies françaises, a écrit en ce sens au ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo "début août", a déclaré à l'AFP son délégué général Jean-Pierre Le Goff.
Le volcan islandais Eyjafjöll avait craché d'importantes quantités de cendres en avril dernier. Son éruption avait paralysé le trafic aérien en Europe pendant près d'une semaine. Les perturbations avaient coûté environ 200 millions d'euros aux compagnies aériennes françaises.
Sur ces 200 millions, la Fnam demande au gouvernement le remboursement de 51 millions d'euros, engagés notamment pour des vols tests effectués pour mesurer l'impact du nuage ou pour des vols vides destinés à rapatrier des Français bloqués à l'étranger.
Le quotidien Le Parisien évoque également les coûts annexes engagés (sous-traitance, service de réclamations...).
Un tel geste du gouvernement "est important pour reconnaître la mobilisation exceptionnelle des transporteurs aériens et leur contribution, et est aussi important économiquement, pour des entreprises encore au milieu de la crise", a poursuivi M. Le Goff.
"Le dossier est en cours d'instruction", a-t-on confirmé au secrétariat d'Etat aux Transports, qui dépend du ministère de l'Ecologie.
Du 15 au 21 avril, le trafic aérien européen avait, en raison du nuage de cendres, chuté de 53% par rapport à la semaine précédente, soit une baisse de 100.000 vols, selon le cabinet Oxford Economics.
Cette éruption a, au total, amputé de cinq milliards de dollars le Produit intérieur brut mondial (2,6 milliards de dollars pour l'Europe), selon la même source.
Tarifs CFF: la nouvelle hausse annoncée est-elle acceptable?