Elle refusera également le rapport de rémunération, lui reprochant "de ne pas prendre en compte les erreurs du passé".
"Le conseil d'administration porte une grande part de responsabilité par rapport aux pertes subies", a affirmé Ethos dans un communiqué publié lundi. La fondation recommande donc de rejeter la décharge, qui doit blanchir les anciens dirigeants de la banque, notamment les anciens présidents Marcel Ospel et Peter Kurer.
Ethos rejetera également le rapport de rémunération soumis au vote, estimant que les engagements pris l'année dernière par le conseil d'administration n'ont pas été respectés.
Rejet de Mayrhuber
La fondation regrette par exemple que le système de bonus ait été rendu moins contraignant. "Les bénéficiaires peuvent recevoir 60% de leur bonus immédiatement en espèces, au lieu de 33% comme prévu initialement".
Le salaire de co-patron de la banque d'investissement aux Etats-Unis est sous les feux de la critique. Le cadre le mieux payé de l'UBS a reçu "une rémunération de 13,2 millions de francs, dont 95% sous forme de rémunération variable (...) alors que sa division a dégagé une perte de 6 milliards", a déploré la fondation.
Ethos refusera enfin l'élection de Wolfgang Mayrhuber au conseil d'administration. Elle condamne le fait que celui-ci cumule quatre mandats d'administrateurs de sociétés cotées, en plus de sa fonction de patron du groupe allemand de transport aérien Lufthansa, qui contrôle Swiss notamment.