«Shipet erret PD», «Harram Ademir City», «Jomo Vevey». D’autres inscriptions et une tentative de peinture rupestre ont été découvertes samedi matin à Vevey sur les murs et sur une porte de l’Eglise Saint-Martin. Au grand dam de Georges Cardis, employé communal préposé au temple: «Ces déprédations arrivent malheureusement relativement souvent. Fin 2008, nous avions même dû fermer l’église au public durant quelques mois: des individus avaient uriné à l’intérieur du bâtiment et déchiré des livres de chant.»
Les passants rencontrés hier étaient outrés. A l’instar de cette Montreusienne, professeur de peinture: «L’église est un symbole. Alors forcément, on est touché. On peut utiliser d’autres supports pour peindre.»
La ville a décidé de porter plainte. «Nous le faisons systématiquement dès qu’il s’agit de dommages à la propriété. Récemment, un feu a été allumé près d’une façade du théâtre, indique Gilles Altermath, responsable des gérances de la ville de Vevey. Nous déposons plainte pour dommages à la propriété au minimum deux fois par semaine.»
La terrasse de l’Eglise Saint-Martin est un lieu prisé. «Il y a beaucoup de jeunes qui s’y retrouvent. Nous y faisons des contrôles fréquents et ciblés. mais on ne peut pas non plus y être en permanence», explique Ruben Melikian, capitaine de Police Riviera.