Coupable de ne pas détenir correctement ses animaux, le Cirque Royal est encore fustigé. Le Cirque Nock en revanche a fait des progrès et Knie se distingue dans la garde de ses chevaux.
Le troisième rapport publié lundi par la PSA montre que là où les animaux sont détenus correctement, les spectacles sont le plus souvent acceptables également. Mais la PSA estime que certains animaux sauvages n’ont pas du tout leur place dans l’arène.
La PSA distribue de bons points aux cirques Nock et Knie: le premier a corrigé les points critiqués l’an dernier par son rapport. Ainsi, les animaux sauvages et les chèvres ont reçu beaucoup de matériaux à ronger, les oies un bassin suffisamment vaste et les chevaux des aires d’exercices extérieures permanentes supplémentaires. Chez Knie aussi, les boxes des chevaux ont été encore agrandis et les singes capucins ont pu bénéficier d’espace supplémentaire dans leur enclos. La garde des chevaux y est "exemplaire" puisque ils bénéficient d’un pâturage quotidien.
A l’inverse, le Cirque Royal (Circus Royal), dont le siège est à Lipperswil (TG), se montre "réfractaire" à toute amélioration. Chez lui, la garde animale reste déficiente et certains enclos ne répondent même pas aux exigences légales minimales, estime la PSA. Averties, les autorités cantonales et fédérales n’ont pas appliqué les exigences légales jusqu’ici. La direction du cirque refuse tout dialogue et a même interdit formellement à l’expert en animaux sauvages de la PSA de pénétrer dans l’enceinte du cirque.
Pour la première fois, la PSA a également évalué les spectacles. Elle salue les représentations respectueuses des cirques Nock et Knie, mais critique encore une fois le Cirque Royal, qui inflige de nombreuses "punitions" inutiles et incompréhensibles pour les animaux.