Pour Christian Levrat, seule une minorité profite de la prospérité en Suisse. Selon le présidient du PS, salariés, retraités, jeunes et familles doivent être remis au premier plan.
La fête du travail est l'occasion "de tracer un chemin vers davantage de justice, de défendre le plus grand nombre et non une minorité de privilégiés", a déclaré samedi Christian Levrat à Brugg (AG).
Le Fribourgeois dénonce les patrons de quelques grandes entreprises qui abusent de l'absence de salaires minimaux et de la dérégulation du monde du travail. Il critique les spéculateurs immobiliers "qui tirent avantage de la passivité des pouvoirs publics" face à l'évolution des prix du logement. Et pointe du doigt les assureurs qui utilisent la "concurrence factice entre les caisses maladie pour garantir des bénéfices indécents à leurs actionnaires".
Le président du PS Suisse juge "scandaleux" que les salaires stagnent depuis dix ans et que les différences salariales entre hommes et femmes continuent à augmenter. La nouvelle loi sur le chômage, entrée en vigueur le 1er avril, constitue un "affront" pour des milliers de personnes, affirme-t-il encore, selon le texte de son discours.
Autre politique
"Une autre politique est possible. Une politique pour tous les Suisses et les Suissesses qui ne siègent pas dans les conseils d'administration des grandes banques, des sociétés d'assurance ou des compagnies électriques", estime Christian Levrat.
Et le socialiste d'énumérer les quatre thèmes de la campagne du PS pour les élections fédérales de cet automne. Le parti demande des salaires acceptables, une caisse maladie abordable, un approvisionnement énergétique sûr et des loyers abordables.
A la tête du PS jusqu'en 2016?
Malgré des prévisions électorales mitigées, Christian Levrat ne pense encore aucunement à une démission. Il est élu jusqu'en octobre 2012 et pense se représenter à la tête du parti pour quatre nouvelles années.
Le président du PS est élu par les délégués du parti. La fiabilité et la continuité sont importantes: c'est ainsi que M. Levrat a justifié samedi son intention de rester en poste quatre années de plus, dans l'émission de la radio alémanique "Samstagsrundschau".
Il préside aux destinées du PS depuis 2008. Il dit ne pas avoir d'ambitions gouvernementales: "Devenir conseiller fédéral n'est pas inscrit sur mon agenda", a-t-il expliqué.
Il faut espérer que les délégués feront preuve de clairvoyance et ne rééliront pas ce personnage à leur tête. Il en va de la crédibilité du Parti socialiste.
Et pourtant, c'est la réalité: il n'est dans l'intérêt de personne qu'il y ait de la pauvreté. Plus on aura une société équilibrée dans la répartition des richesses, plus elle sera sûre, pacifique, stable et productive.
Le pays ira mieux quand PS, PDC, PBD, PLR s'entendront pour construire plus de logements, pas seulement bon marché, mais pour toutes les classes sociales.
En attendant, SOS!
Pas compris.... pourquoi l'on reproche souvent à l'UDC de prêcher tout le temps la même rengaine. Il me semble que le PS fait de même. Tout est la faute du patronat, des banquiers, des assureurs, des spéculateurs immobiliers et j'en passe...
@pas compris
Effectivement, le PS fait très souvent les mêmes discours car, comme on peut le constater jour après jour, indépendamment des politicien(ne)s en place d'un côté ou de l'autre, pour la société le problème reste le même, mais augmente à chaque fois que des lois en faveur des milieux économiques passent avec la bénédiction de certains. Et cela, même s'il faut recourir aux mensonges pour tromper la majorité.
Il y a des milliers d'exemples, mais deux pourraient nous servir de référence:
- D’abord, la population a été trompée par les milieux économiques sur +/- 7 milliards de francs d'impôts offerts à ceux qui ont déjà beaucoup de moyens.
- Maintenant ces mêmes milieux économiques prônent de voter non à l'aide aux familles pauvres parce que ça va réduire le pouvoir d’achat de 3 fr. sur un salaire de 5000 (0.06%)!
Il est clair que le fond du problème est mondial, et que 3 fr. sur 5000 ne vont pas tout régler, mais au moins ça va aider les plus démunis ici, dans le pays. Et c'est cela qu'on doit faire en premier, réduire autant que possible le fossé entre ceux qui ont trop et ceux qui n'ont rien ou presque rien.
Bravo, Monsieur Levrat! Les riches sont toujours plus riches, et les pauvres toujours plus pauvres, il est temps de lutter contre cette injustice... Le peuple doit réagir.
Le gros problème du PS, c'est la mentalité du peuple. Alors que les classes sociales moyenne et aisée votent massivement, la classe modeste préfère s'abstenir et se laisse tondre volontiers.